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Critique
L'Alien de Hans Rudi Giger est quand même le monstre le plus terrible et le plus génial de toute l'histoire du cinéma, et le plus beau esthétiquement. Le Predator n'a pas mal d'allure non plus, tant qu'il garde son casque et ses tresses de rasta. Bref, ce sont deux grandes figures, avec leur caractère bien trempé, le parasite indestructible (au moins en théorie et pour les besoins du suspens) et le guerrier indestructible (pour les mêmes raisons).
Et puis "Alien" (le premier), c'est quand même un film épatant, au scénario bien ficelé, à l'angoisse pesante, aux décors exceptionnels ; et "Predator" (le premier) est aussi un excellent film, progressant imperceptiblement du film de guerre au film de science-fiction, c'est-à-dire de la réalité à la personnification de l'angoisse, de la paranoïa, du délire.
Ici on se demande ce que ces deux bestioles géniales (et leurs progénitures) sont venues faire dans ce bled paumé des Etats-Unis, au milieu d'américain qui n'ont même pas été voir Alien ni Predator, et dans un scénario ou ils ont perdu toute leur prestance pour devenir des bêbêtes qui gesticulent, désordonnées ou débordées. Quand à l'Alienator, il est totalement sous-exploité, alors que l'idée d'un hybride aurait pu être "la" chose intéressante du film.
Mais tout va trop vite et tout piétine, le pullulement des Aliens, la chasse du Predator, toutes les apparitions des monstres étant ridiculisées par des acteurs invraisemblables qui s'imaginent dans un western. Quand à la Solution Finale, transformant les humains en asticots attirant les proies pour les supprimer d'une coup de baguette magique qui s'appelle une bombe atomique, ça fait quand même frémir de mauvais goût. On espère que le film ne passe pas dans les cinémas d'Hiroshima.
Et puis "Alien" (le premier), c'est quand même un film épatant, au scénario bien ficelé, à l'angoisse pesante, aux décors exceptionnels ; et "Predator" (le premier) est aussi un excellent film, progressant imperceptiblement du film de guerre au film de science-fiction, c'est-à-dire de la réalité à la personnification de l'angoisse, de la paranoïa, du délire.
Ici on se demande ce que ces deux bestioles géniales (et leurs progénitures) sont venues faire dans ce bled paumé des Etats-Unis, au milieu d'américain qui n'ont même pas été voir Alien ni Predator, et dans un scénario ou ils ont perdu toute leur prestance pour devenir des bêbêtes qui gesticulent, désordonnées ou débordées. Quand à l'Alienator, il est totalement sous-exploité, alors que l'idée d'un hybride aurait pu être "la" chose intéressante du film.
Mais tout va trop vite et tout piétine, le pullulement des Aliens, la chasse du Predator, toutes les apparitions des monstres étant ridiculisées par des acteurs invraisemblables qui s'imaginent dans un western. Quand à la Solution Finale, transformant les humains en asticots attirant les proies pour les supprimer d'une coup de baguette magique qui s'appelle une bombe atomique, ça fait quand même frémir de mauvais goût. On espère que le film ne passe pas dans les cinémas d'Hiroshima.

