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Critique
Bien que n'ayant pas la force dramatique de "Blood diamonds" ou encore " ", "Les oubliées de Juarez" s'avère être un bon film à mi-chemin du thriller et du pamphlet dénonciateur.
L'intrigue est bien menée et débouche sur un constat tristement alarmant sur l'éternel pouvoir d'exploitation de la misère par les grandes puissances économiques.
Il s'en faut pourtant de peu que le film bascule dans le ridicule lorsque le scénario insiste lourdement sur l'importance que revêt le physique typé déterminant pour ainsi dire le devenir des femmes assassinées. Car derrière cette histoire scandaleuse l'on ne peut s'empêcher de penser à la réussite personnelle de l'actrice Jennifer Lopez. En effet, comment ne pas se sentir un peu mal à l'aise lorsque l'on voit avec stupeur le personnage de journaliste plutôt blonde incarnée par J. Lo. débarquer au milieu de la misère mexicaine puis se teindre en brune (et ainsi essayer de se transformer physiquement en souillon pour pouvoir pénétrer dans l'usine qui exploite les femmes de Juarez !) puis renoncer, sans risque, à se refaire une teinture blondissante au moment de repartir en Amérique. L'alibi de sa transformation intérieure (par catharsis suggérée par les nombreux flash-backs clichés qui encombrent le film) paraît bien confortable comparée aux nombreuses jeunes filles qui resteront prisonnières de leur condition, même si elles décidaient de se "blondiser".
En somme, la réussite du film est purement formelle grâce à une mise en scène correcte mais sans génie (à noter toutefois un plan particulièrement : celui du visage immobile de "El Diablo" en position de chasseur dissimulé par la nuit) alors que le thème politique reste finalement à peine approfondi au fil de l'enquête.
L'intrigue est bien menée et débouche sur un constat tristement alarmant sur l'éternel pouvoir d'exploitation de la misère par les grandes puissances économiques.
Il s'en faut pourtant de peu que le film bascule dans le ridicule lorsque le scénario insiste lourdement sur l'importance que revêt le physique typé déterminant pour ainsi dire le devenir des femmes assassinées. Car derrière cette histoire scandaleuse l'on ne peut s'empêcher de penser à la réussite personnelle de l'actrice Jennifer Lopez. En effet, comment ne pas se sentir un peu mal à l'aise lorsque l'on voit avec stupeur le personnage de journaliste plutôt blonde incarnée par J. Lo. débarquer au milieu de la misère mexicaine puis se teindre en brune (et ainsi essayer de se transformer physiquement en souillon pour pouvoir pénétrer dans l'usine qui exploite les femmes de Juarez !) puis renoncer, sans risque, à se refaire une teinture blondissante au moment de repartir en Amérique. L'alibi de sa transformation intérieure (par catharsis suggérée par les nombreux flash-backs clichés qui encombrent le film) paraît bien confortable comparée aux nombreuses jeunes filles qui resteront prisonnières de leur condition, même si elles décidaient de se "blondiser".
En somme, la réussite du film est purement formelle grâce à une mise en scène correcte mais sans génie (à noter toutefois un plan particulièrement : celui du visage immobile de "El Diablo" en position de chasseur dissimulé par la nuit) alors que le thème politique reste finalement à peine approfondi au fil de l'enquête.


