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Critique
Victor Victoria est sûrement l'aboutissement parfait de la filmographie de Blake Edwards. Inspiré par son maître Billy Wilder et par sa muse Julie Andrews à cette époque sa femme. Le film mêle astucieusement comédie sur fond de drame et comédie musicale.
Remake du film de 1933 de Hans Hoemburg et Reinhold Schünzel, le film de Blake Edwards sous ses aspects de comédie exprime et aborde énormément de sujet : la différence entre les êtres et les méprises sur l'apparence. En effet le film traite légèrement de l'homosexualité avec le « gay Paris » des « années folles »ainsi que de la difficulté des femmes à être considérées aussi justement que les hommes.
La musique composée par Henri Mancini est une pièce essentielle voire majeure du film.
Julie Andrews grâce à ce film termine majestueusement sa carrière d'actrice chanteuse dans une comédie musicale. Elle sera peu après mal opérée des cordes vocales et perdra à jamais sa voix.
Dans ce film Robert Preston trouvera son rôle, il aura son heure de gloire tant il interprète avec perfection ce rôle d'homosexuel au grand cur.
James Garner quand à lui est parfait en King Marchand se posant des questions sur ses attirances, Lesley Ann Warren s'éclatant et se donnant à fond est pétillante.
La touche humoristique et les scènes de comédie pure sont reconnaissables de l'humour de Blake Edwards. Portes qui claquent et quiproquos sont des classiques de ses films.
Celui-ci est pourtant différent de ses autres, il reprend intelligemment les outils humoristiques de ses autres films en y rajoutant la comédie musicale et le fond des années 30 il livre une merveilleuse leçon de tolérance et de cinéma.


