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Critique
Si Anthony Mann est aujourd’hui reconnu comme l’un des metteurs en scène majeur du western, Delmer Daves reste relativement et à tort méconnu. Leur point commun la façon dont ils mettent en avant la nature, sa relation avec l’homme,… De « La Flèche Brisée » à « La Colline des Potences » en passant par « L’homme de Nulle Part » Daves n’a cessé d’innover et de remettre en question ce genre si stéréotypé.
Avec « 3 H 10 Pour Yuma » il réalise un face-à-face magistral entre deux acteurs alors au sommet Glenn Ford et Van Heflin. Leur présence dans un film était le succès assuré. Pourtant « 3 H 10 Pour Yuma » n’est pas la grosse production hollywoodienne type mais bien un film intimiste, claustrophobe et humaniste sur des gens simples et des valeurs importantes. Nul pathos néanmoins, Daves réalise son film avec une certaine épure qui renforce le côté réaliste installé pour que le spectateur participe un maximum au récit, étant forcément pris par les événements extraordinaires arrivant à ces gens ordinaires.
Cette petite histoire filmée de façon incroyable prend alors des élans oniriques que l’on ressent trop rarement et qui placent « 3 H 10 Pour Yuma » comme l’un des plus grands westerns du cinéma mais aussi l’un des plus beaux, étudiant à merveille deux caractères aussi différent que complémentaires, se confrontant ainsi à « L’Homme qui tua Liberty Valance » mais surtout pour la notion de temps au chef d’œuvre de Fred Zinneman « Le Train Sifflera Trois Fois ».
Avec « 3 H 10 Pour Yuma » il réalise un face-à-face magistral entre deux acteurs alors au sommet Glenn Ford et Van Heflin. Leur présence dans un film était le succès assuré. Pourtant « 3 H 10 Pour Yuma » n’est pas la grosse production hollywoodienne type mais bien un film intimiste, claustrophobe et humaniste sur des gens simples et des valeurs importantes. Nul pathos néanmoins, Daves réalise son film avec une certaine épure qui renforce le côté réaliste installé pour que le spectateur participe un maximum au récit, étant forcément pris par les événements extraordinaires arrivant à ces gens ordinaires.
Cette petite histoire filmée de façon incroyable prend alors des élans oniriques que l’on ressent trop rarement et qui placent « 3 H 10 Pour Yuma » comme l’un des plus grands westerns du cinéma mais aussi l’un des plus beaux, étudiant à merveille deux caractères aussi différent que complémentaires, se confrontant ainsi à « L’Homme qui tua Liberty Valance » mais surtout pour la notion de temps au chef d’œuvre de Fred Zinneman « Le Train Sifflera Trois Fois ».


