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Critique
"Wolfen", l'un des plus remarquables films fantastiques des années 80, continue à rester malheureusement méconnu et n'a toujours pas la place d'honneur qu'il mérite.
Malgré le temps qui fait d'indélébiles ravages sur quantité de films médiocres irrémédiablement démodés, Michael Wadleigh qui était un parfait novice dans le domaine du fantastique a réussi à innover magistralement sur la base d'un thème classique, la lycanthropie, car il s'en est tout simplement éloigné. Sa première et seule approche de la fiction horrifique est originale et magnifiquement réalisée (rien dans sa mise en image n'est gratuit, pas même le traitement colorimétrique de certaines scènes).
Fidèlement adapté d'un excellent roman de Whitley Strieber (déjà auteur d'un autre roman moderne sur le vampirisme qui a donné lieu au très bon film "Les prédateurs" de Tony Scott), son thème est trompeusement assimilé à un film de plus sur les loups-garous.
En effet, construit autour d'une enquête policière portant sur de mystérieux meurtres sauvages ayant lieu dans New-York, le scénario élargit subtilement la vision que l'on peut avoir de la monstruosité surnaturelle. Les policiers et scientifiques (incarnés à la perfection par Albert Finney, Diane Venora et Gregory Hines) vont être confrontés à une surprenante et ambigüe "intelligence animale" remettant en cause la place de l'être humain dans un monde rationnel perdant pied avec sa dimension spirituelle que les Indiens n'ont jamais ignorée.
Sans doute ce film, proche du chef-d'oeuvre, a-t-il déçu les amateurs qui s'attendaient à une histoire d'horreur de plus, prétexte à un festival de scènes chocs (dont n'est pourtant pas dépouvu le film) ? Peut-être a-t-il finalement souffert du fait qu'il venait juste après deux autres tout aussi excellents films plus classiques dans leur traitement fantastique : "Hurlements" de Joe Dante et "Le loup-garou de Londres" de John Landis.
Quoi qu'il en soit, ce film doit être redécouvert sans hésitation !
Malgré le temps qui fait d'indélébiles ravages sur quantité de films médiocres irrémédiablement démodés, Michael Wadleigh qui était un parfait novice dans le domaine du fantastique a réussi à innover magistralement sur la base d'un thème classique, la lycanthropie, car il s'en est tout simplement éloigné. Sa première et seule approche de la fiction horrifique est originale et magnifiquement réalisée (rien dans sa mise en image n'est gratuit, pas même le traitement colorimétrique de certaines scènes).
Fidèlement adapté d'un excellent roman de Whitley Strieber (déjà auteur d'un autre roman moderne sur le vampirisme qui a donné lieu au très bon film "Les prédateurs" de Tony Scott), son thème est trompeusement assimilé à un film de plus sur les loups-garous.
En effet, construit autour d'une enquête policière portant sur de mystérieux meurtres sauvages ayant lieu dans New-York, le scénario élargit subtilement la vision que l'on peut avoir de la monstruosité surnaturelle. Les policiers et scientifiques (incarnés à la perfection par Albert Finney, Diane Venora et Gregory Hines) vont être confrontés à une surprenante et ambigüe "intelligence animale" remettant en cause la place de l'être humain dans un monde rationnel perdant pied avec sa dimension spirituelle que les Indiens n'ont jamais ignorée.
Sans doute ce film, proche du chef-d'oeuvre, a-t-il déçu les amateurs qui s'attendaient à une histoire d'horreur de plus, prétexte à un festival de scènes chocs (dont n'est pourtant pas dépouvu le film) ? Peut-être a-t-il finalement souffert du fait qu'il venait juste après deux autres tout aussi excellents films plus classiques dans leur traitement fantastique : "Hurlements" de Joe Dante et "Le loup-garou de Londres" de John Landis.
Quoi qu'il en soit, ce film doit être redécouvert sans hésitation !


