Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
Il est des films qui amènent le spectateur à des réflexions aussi intenses qu'intelligentes. Après la vision de "L'affaire Thomas Crown", il n'est point à douter que durant les réceptions de l'embassadeur, d'inspirés cinéphiles auraient pu balancer un péremptoire "A Boston, en 68, que vous tuiiez des vioques ou que vous meniez le casse de banque du siècle, mieux vallait sourire de toutes vos dents, car vous êtiez filmés; pire que ça même : vous étiez filmés en split-screen !"
Et il est vrai qu'avec "L'étrangleur de Boston", "L'affaire Thomas Crown" est l'autre grand titre pré-De Palma usant de cette attachante technique graphique. Le film est d'ailleurs aussi célèbre pour ce morcellement de l'image que celui de ses moeurs lors d'une partie d'échecs bien bandante. Tout ici est bien élégant, indolent, racé, charismatique, à faire passer tous les Ocean's (11, 12 ou 13) pour des hymnes hirsutes et bassement racoleurs, et l'histoire de ce pauvre petit garçon riche devient nôtre sans guère de heurts - on s'y voit bien, on le comprend le Tommy !
Très méticuleux du point de vue de l'enquête policière, très fin à communiquer la détresse nihiliste du milliardaire qui cherche par tous les moyens à foncer dans le mur, et très savoureux lorsqu'il croque frivolement le portrait de la sexy et cynique Vicki Anderson, l'ensemble est bien agréable à feuilleter, plus désenchanté et morbide qu'il n'y paraît sur ces primes images de magazines pour salons de coiffure.
Et il est vrai qu'avec "L'étrangleur de Boston", "L'affaire Thomas Crown" est l'autre grand titre pré-De Palma usant de cette attachante technique graphique. Le film est d'ailleurs aussi célèbre pour ce morcellement de l'image que celui de ses moeurs lors d'une partie d'échecs bien bandante. Tout ici est bien élégant, indolent, racé, charismatique, à faire passer tous les Ocean's (11, 12 ou 13) pour des hymnes hirsutes et bassement racoleurs, et l'histoire de ce pauvre petit garçon riche devient nôtre sans guère de heurts - on s'y voit bien, on le comprend le Tommy !
Très méticuleux du point de vue de l'enquête policière, très fin à communiquer la détresse nihiliste du milliardaire qui cherche par tous les moyens à foncer dans le mur, et très savoureux lorsqu'il croque frivolement le portrait de la sexy et cynique Vicki Anderson, l'ensemble est bien agréable à feuilleter, plus désenchanté et morbide qu'il n'y paraît sur ces primes images de magazines pour salons de coiffure.


