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Critique
Jusqu'à maintenant, dans le domaine de l'animation, il était indéniable que Pixar donnait le "la" en matière de créativité et de public ciblé, et que tous les autres studios se contentaient de suivre, avec plus ou moins de bonheur, la recette éprouvée par le grand frère. Un an après Sony qui provoquait la surprise avec l'époustouflant "Monster House", c'est au tour de Blue Sky de (enfin !) prendre le spectateur à revers pour lui proposer du neuf et du créatif avec "Horton".
Pour les amoureux de cartoons déjantés à la Tex Avery, la vraie réussite de "Horton" ne se situera ni dans son voice casting -pourtant indéniablement réussi!- ni dans le fait que le récit soit adapté de ce bon vieux Dr. Seuss -who cares ?- mais bien dans le rythme, dans la créativité et dans le soin apporté aux gags du film. De mémoire de cinéphile, on n'avait pas été confronté à un tel timing de précision, à un sens du gag si développé et si constant -malgré la frénésie indéniable de certaines séquences- depuis "Les grandes vacances des Tiny Toons" (1992) ou l'ahurissant "Bobo Bidon" (1989) mettant en scène Roger Rabbit.
Si le film s'octroie quelques passages de calme relatif afin de mieux poser son intrigue et ses personnages, les gags arrivent de façon régulière, et font toujours mouche : le spectateur n'arrête pas de se bidonsker, parfois franchement admiratif devant les moyens déployés pour faire rire le public (les différents types d'animation se succèdent avec bonheur). Bref, si l'on pourra déplorer quelques courts passages à vide dans la narration, le spectateur ne pourra que se révéler admiratif devant tant de créativité mise au service de l'humour. Prends-en de la graine, Dany Boon !
Pour les amoureux de cartoons déjantés à la Tex Avery, la vraie réussite de "Horton" ne se situera ni dans son voice casting -pourtant indéniablement réussi!- ni dans le fait que le récit soit adapté de ce bon vieux Dr. Seuss -who cares ?- mais bien dans le rythme, dans la créativité et dans le soin apporté aux gags du film. De mémoire de cinéphile, on n'avait pas été confronté à un tel timing de précision, à un sens du gag si développé et si constant -malgré la frénésie indéniable de certaines séquences- depuis "Les grandes vacances des Tiny Toons" (1992) ou l'ahurissant "Bobo Bidon" (1989) mettant en scène Roger Rabbit.
Si le film s'octroie quelques passages de calme relatif afin de mieux poser son intrigue et ses personnages, les gags arrivent de façon régulière, et font toujours mouche : le spectateur n'arrête pas de se bidonsker, parfois franchement admiratif devant les moyens déployés pour faire rire le public (les différents types d'animation se succèdent avec bonheur). Bref, si l'on pourra déplorer quelques courts passages à vide dans la narration, le spectateur ne pourra que se révéler admiratif devant tant de créativité mise au service de l'humour. Prends-en de la graine, Dany Boon !


