Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
Fresque gigantesque aux accents clairement opératiques, "Gangs of New York" a de quoi rendre dubitatifs les fans de Scorsese. En effet, le film cultive un regard malsain sur la spiritualité, ce qui peut paraître surprenant de la part du réalisateur de "Kundun", mais il cultive également une fascination certaine pour la violence et sa mise en scène, qu'elle soit cinématographique ou qu'elle concerne les interactions entre les différents personnages. Ces excés volontaires dans la mise en scène de la violence ont tendance à la rendre très esthétique et finalement assez fun, ce qui, au premier abord, peut étonner de la part d'un réalisateur ayant longtemps tenté de déconstruire les ressorts de la violence afin que celle-ci fasse l'effet d'un électrochoc sur le spectateur.
Cependant, "Gangs of New York" ne détone pas tant que ça dans la filmographie de Martin Scorsese. Il s'agit en effet d'un récit captivant, signé par un réalisateur très attaché à New York, construisant avec conviction un large pan de portraits concernant sa ville adorée. Et New York s'étant construite dans l'extrême violence engendrée par les différences d'opinions, la violence ne peut être que mise en scène telle un opéra, résultant d'une série de prises de becs constantes, très vaudevillesques en un sens.
Et si "Gangs of New York" finit par illustrer de façon criante de vérité une page d'histoire d'une Amérique en fragile équilibre, c'est à force d'anecdotes et de petits détails mis bout à bout. A travers une petite romance intellectuelle, Scorsese parle finalement des origines à grande échelle de toute une société, et réussit donc le tour de force de signer une leçon d'Histoire passionnante en partant finalement de cas très particuliers. Au final, "Gangs of New York" est peut-être un de ses films les plus aboutis, bien que la forme et les excés décomplexés de violence puissent sembler trop nauséabonds pour certains spectateurs.
Cependant, "Gangs of New York" ne détone pas tant que ça dans la filmographie de Martin Scorsese. Il s'agit en effet d'un récit captivant, signé par un réalisateur très attaché à New York, construisant avec conviction un large pan de portraits concernant sa ville adorée. Et New York s'étant construite dans l'extrême violence engendrée par les différences d'opinions, la violence ne peut être que mise en scène telle un opéra, résultant d'une série de prises de becs constantes, très vaudevillesques en un sens.
Et si "Gangs of New York" finit par illustrer de façon criante de vérité une page d'histoire d'une Amérique en fragile équilibre, c'est à force d'anecdotes et de petits détails mis bout à bout. A travers une petite romance intellectuelle, Scorsese parle finalement des origines à grande échelle de toute une société, et réussit donc le tour de force de signer une leçon d'Histoire passionnante en partant finalement de cas très particuliers. Au final, "Gangs of New York" est peut-être un de ses films les plus aboutis, bien que la forme et les excés décomplexés de violence puissent sembler trop nauséabonds pour certains spectateurs.


