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Critique
"Cars" est un rêve de petit garçon, devenu réalité. Parce qu’il est techniquement brillant, que l’anthropomorphisme y fait de malins ravages et qu’il est parfois quasiment hypnotique, cette production Pixar fait oublier un temps que sous ses airs de drôle de road-movie en panne d’essence, il se place comme un sommet de moralisme réactionnaire, flattant le rêve américain old school autant qu’il manipule un populisme douteux.
Opposant ainsi la poésie de la vie campagnarde redneck à Plouc-Ville à la suffisance hystérique du monde moderne, John Lasseter abandonne en outre le rapport à l’humain, perdant ainsi en richesse thématique et en niveaux de lectures, mais gagnant en fun et en défis conceptualisants.
Et, tandis que film et route 66 se déroulent, on baisse sa garde, on plonge, on gobe, on opine du chef, on est ému, on pleure, car au fond c'est grisant... On laisse faire, quoi. Parce que le spectacle est là. Parce que les bruits de moteurs engourdissent toujours les neurones, où qu’on les entende. Parce qu'au fond, on est toujours ce petit garçon qui joue aux ptites voitures sur le tapis du salon.
Opposant ainsi la poésie de la vie campagnarde redneck à Plouc-Ville à la suffisance hystérique du monde moderne, John Lasseter abandonne en outre le rapport à l’humain, perdant ainsi en richesse thématique et en niveaux de lectures, mais gagnant en fun et en défis conceptualisants.
Et, tandis que film et route 66 se déroulent, on baisse sa garde, on plonge, on gobe, on opine du chef, on est ému, on pleure, car au fond c'est grisant... On laisse faire, quoi. Parce que le spectacle est là. Parce que les bruits de moteurs engourdissent toujours les neurones, où qu’on les entende. Parce qu'au fond, on est toujours ce petit garçon qui joue aux ptites voitures sur le tapis du salon.


