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Critique
Cela fait plaisir de retrouver Jeff Lieberman, réalisateur reconnu dans le cinéma de genre à la fin des années 70 avec des films tel que "Survivance", "Le Rayon Bleu" ou encore "La Nuit des vers géants", dont la dernière oeuvre pour le cinéma remonte à 1988 avec le méconnu "Meurtres en VHS".
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'a pu compter que sur lui-même pour revenir: il a écrit, produit et réalisé "Au service de Satan" ("Satan's little helper" en VO).
Cela fait également plaisir de retrouver la trop rare Amanda Plummer(la compagne de Tim Roth dans "Pulp fiction"), incarnant ici une mère de famille totalement hystérique. On découvre à ses côtés la bombe Katheryn Winnick alors que le jeune Alexander Brickel, qui incarne l'enfant embrigadé par le psychopathe, est quelque peu agaçant.
Un gamin totalement tête à claques donc mais central dans l'histoire car principal élément transgressif d'un film qui joue énormément sur ce ressort dans sa première partie. Le jeune Douglas, fasciné par la violence de jeux vidéos glorifiant le diable, se retrouve entraîné à son insu dans la folie meurtrière d'un psychopathe qui profite de l'ambiance d'Halloween pour enchaîner les meurtres en toute quiétude. Jeff Lieberman en profite pour dénoncer l'influence de la violence sur la jeunesse et la perte de repères dans des scènes très fortes (notamment une séquence où l'enfant demande au tueur d'écraser une femme enceinte, un aveugle, etc..). Il se permet également des irruptions soudaines dans le gore (on retiendra avant tout la scène du chat et le meurtre du père), preuves d'une jolie maîtrise en ce qui concerne le cinéma de genre.
Et même si "Au service de Satan" est loin d'être dénué de défauts (on peut lui reprocher, entre autres, des baisses de rythme très dommageables et un petit côté répétitif qui laissent à penser que le film aurait été meilleure avec un quart d'heure de moins), il est doté d'un vrai capital sympathie et d'un côté "old school", notamment dans son final, assez jouissif.
Slasher atypique mais assurément réjouissant, film totalement fauché mais bourré de vraies bonnes idées, oeuvre malsaine sans pour autant sombrer dans l'excés, "Au service de Satan" est une authentique petite surprise, une série B comme on aimerait en découvrir plus souvent...
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'a pu compter que sur lui-même pour revenir: il a écrit, produit et réalisé "Au service de Satan" ("Satan's little helper" en VO).
Cela fait également plaisir de retrouver la trop rare Amanda Plummer(la compagne de Tim Roth dans "Pulp fiction"), incarnant ici une mère de famille totalement hystérique. On découvre à ses côtés la bombe Katheryn Winnick alors que le jeune Alexander Brickel, qui incarne l'enfant embrigadé par le psychopathe, est quelque peu agaçant.
Un gamin totalement tête à claques donc mais central dans l'histoire car principal élément transgressif d'un film qui joue énormément sur ce ressort dans sa première partie. Le jeune Douglas, fasciné par la violence de jeux vidéos glorifiant le diable, se retrouve entraîné à son insu dans la folie meurtrière d'un psychopathe qui profite de l'ambiance d'Halloween pour enchaîner les meurtres en toute quiétude. Jeff Lieberman en profite pour dénoncer l'influence de la violence sur la jeunesse et la perte de repères dans des scènes très fortes (notamment une séquence où l'enfant demande au tueur d'écraser une femme enceinte, un aveugle, etc..). Il se permet également des irruptions soudaines dans le gore (on retiendra avant tout la scène du chat et le meurtre du père), preuves d'une jolie maîtrise en ce qui concerne le cinéma de genre.
Et même si "Au service de Satan" est loin d'être dénué de défauts (on peut lui reprocher, entre autres, des baisses de rythme très dommageables et un petit côté répétitif qui laissent à penser que le film aurait été meilleure avec un quart d'heure de moins), il est doté d'un vrai capital sympathie et d'un côté "old school", notamment dans son final, assez jouissif.
Slasher atypique mais assurément réjouissant, film totalement fauché mais bourré de vraies bonnes idées, oeuvre malsaine sans pour autant sombrer dans l'excés, "Au service de Satan" est une authentique petite surprise, une série B comme on aimerait en découvrir plus souvent...


