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Critique
"Robots" ne parvient certes jamais à la cheville boulonnée d’un Pixar (surtout pas aux pare-chocs du formidable "Cars"), mais force est de constater que cette opportuniste production 3D de la Fox se sort du cambouis avec de relatifs honneurs.
En cause principalement une facture graphique de haute tenue (même s’il est plus évident de traiter par ordi des êtres tout de métal que le poil soyeux de Sully dans "Monstres et Cie", la réussite demeure notable) et un ton plutôt amusant (des pastiches et clins d’œil, d’Oz et Gene Kelly à Britney Spears, émaillent régulièrement le métrage), qui permettent de porter plus que ce qu’il aurait été possible un script un peu léger (énième historiette naïvement initiatique), doucettement nostalgique ("c’était mieux avant", même chez les robots) et faiblement articulé (ellipses, invraisemblances et abandons divers).
On s’intéresse au monde complet plus qu’à la trame et au sort de chacun des personnages, on ricane aux vannes potaches et on s’émerveille aux mécaniques de Grand Huit du système de transport local... mais le gros jouet, bruyant et coloré, ne dépasse pas vraiment son stade de jouet innocent (contrairement aux œuvres de John Lasseter) et on le range donc –l’oubliant même un peu, peut-être- aussitôt qu’on nous appelle pour le goûter.
En cause principalement une facture graphique de haute tenue (même s’il est plus évident de traiter par ordi des êtres tout de métal que le poil soyeux de Sully dans "Monstres et Cie", la réussite demeure notable) et un ton plutôt amusant (des pastiches et clins d’œil, d’Oz et Gene Kelly à Britney Spears, émaillent régulièrement le métrage), qui permettent de porter plus que ce qu’il aurait été possible un script un peu léger (énième historiette naïvement initiatique), doucettement nostalgique ("c’était mieux avant", même chez les robots) et faiblement articulé (ellipses, invraisemblances et abandons divers).
On s’intéresse au monde complet plus qu’à la trame et au sort de chacun des personnages, on ricane aux vannes potaches et on s’émerveille aux mécaniques de Grand Huit du système de transport local... mais le gros jouet, bruyant et coloré, ne dépasse pas vraiment son stade de jouet innocent (contrairement aux œuvres de John Lasseter) et on le range donc –l’oubliant même un peu, peut-être- aussitôt qu’on nous appelle pour le goûter.


