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Critique
Heroes a su renouveler avec succès le mythe du super-héros. Bien que la filiation avec les comics books soit immédiate, la série a su développer une réflexion psychologique détaillée. La comparaison avec un Watchmen est évidente: Alan Moore avait, avec pragmatisme, disséqué les interactions sociales de héros plus humains que jamais. De son côté, Heroes a su jouer tout au long de la première saison sur l'ambivalence de personnages se découvrant des possibilités fantastiques bornées par un monde qui ne les comprend pas.
Handicap premier de Heroes, l'ombre des adaptations cinématographiques des X-Men, Hellboy, Daredevil, Spiderman et consorts plane sur la série...
Malgré une conclusion expéditive de la saison 1 qui bâcle le combat tant attendu entre Sylar et Peter Petrelli en un éclair, on ne peut qu'applaudir le travail réalisé par les scénaristes ainsi que la mise en scène qui a su user de divers subterfuges pour minimiser les effets spéciaux. Gage de qualité pour cette première saison, la part belle est faite à l'intrigue dont la complexification va crescendo.
La seconde saison tentera quant à elle de relancer la franchise avec des idées scénaristiques farfelues et critiquables: les personnages morts sont ressuscités, et l'intrigue devient nettement plus sibylline. Si l'on ajoute à cela les ambitions glamour des réalisateurs par l'adjonction d'amourettes et autres dérivés pathos de plus en plus lassants.
Les facéties des héros, divertissantes dans la première saison, sont surnuméraires et, vouloir renforcer le côté fantastique et gros budget de la série n'a pour conséquence qu'une farce grand-guignolesque. Le nouveau méchant de la saison 2 est d'ailleurs grossièrement expédié à l'épisode 11 (pour cause de manque de charisme?) et l'on retrouve Sylar sur le devant de la scène...
Si les débuts étaient réellement prometteurs, la saison 2 frôle le ridicule et devient de plus en plus indigeste. Demeure malgré tout un divertissement à savourer au quatrième degré.
Handicap premier de Heroes, l'ombre des adaptations cinématographiques des X-Men, Hellboy, Daredevil, Spiderman et consorts plane sur la série...
Malgré une conclusion expéditive de la saison 1 qui bâcle le combat tant attendu entre Sylar et Peter Petrelli en un éclair, on ne peut qu'applaudir le travail réalisé par les scénaristes ainsi que la mise en scène qui a su user de divers subterfuges pour minimiser les effets spéciaux. Gage de qualité pour cette première saison, la part belle est faite à l'intrigue dont la complexification va crescendo.
La seconde saison tentera quant à elle de relancer la franchise avec des idées scénaristiques farfelues et critiquables: les personnages morts sont ressuscités, et l'intrigue devient nettement plus sibylline. Si l'on ajoute à cela les ambitions glamour des réalisateurs par l'adjonction d'amourettes et autres dérivés pathos de plus en plus lassants.
Les facéties des héros, divertissantes dans la première saison, sont surnuméraires et, vouloir renforcer le côté fantastique et gros budget de la série n'a pour conséquence qu'une farce grand-guignolesque. Le nouveau méchant de la saison 2 est d'ailleurs grossièrement expédié à l'épisode 11 (pour cause de manque de charisme?) et l'on retrouve Sylar sur le devant de la scène...
Si les débuts étaient réellement prometteurs, la saison 2 frôle le ridicule et devient de plus en plus indigeste. Demeure malgré tout un divertissement à savourer au quatrième degré.
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