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Critique
On l’entend partout, tout le monde le dit, tout le monde le sait : Heroes c’est formidable, génial, dantesque. Au-delà de l’aveu d’un téléchargement illégal massif, on ne peut qu’acquiescer. Oui, Heroes c’est ce qu’il y avait de mieux à la télé US cette année : Une série qui démarre avec un pitch qui promet énormément et qui au final offre encore plus. Une oeuvre qui recule encore les frontières entre cinéma et télévision, qui explose les carcans télévisés pour offrir au spectateur une somme d’une ampleur incroyable, ce qu’on a pu voir de plus ambitieux sur notre petite lucarne depuis bien longtemps et qui se permet en plus le luxe d’analyser ultra finement une multitude de personnages aussi charismatiques, complexes et intéressants les uns que les autres. On ajoute à ça une violence graphique assumée et jouissive, et un rythme langoureux et palpitant à la fois, et c’est juste colossal.
Heroes, c’est surtout des personnages, une œuvre chorale avec son lot de traumas, de secrets, loin des stéréotypes sur pattes qu’on nous fourgue dans d’autres séries. Ici la cheerleader est un fantasme gore, la blonde sexy de service botte le cul, le nerd est une légende, le looser est l’espoir de l’humanité. Aucun manichéisme, juste des personnages au background fort, qui n’auront cesse d’être malmenés toute la saison durant. L’écriture racée leur laisse toujours une part d’ombre, et on n’oublie pas non plus d’introduire de nouveaux obstacles toujours plus hargneux.
La série ne se contente pas d’aligner les « Monster-of-the-week » à l’instar de Buffy ou de Smallville. On assume ici pleinement son côté feuilletonnant, jusqu’à diviser les saisons en volumes, et autant de chapitres. Chaque épisode malmène le spectateur par des cliffhangers bien placés, relevant la sauce d’une intrigue déjà complexe. Véritable bonheur de série maniaque, la série fonctionne pour et par le fun. Les pouvoirs des Heroes sont originaux et visuellement impressionnants, et si la série cultive son aspect mystère, elle ne tombe pas dans les travers d’autres shows en fermant ses intrigues régulièrement, avec deux deadlines bien délimités dans le temps, et des secrets révélés à rythme soutenus (contrairement à X Files ou Lost, morts à petit feu).
Heroes est donc LA série à ne pas manquer, l’évènement télé de la saison 2006-2007, un bonheur addictif et foutrement intelligent. On peut regretter l’avènement de la série sur TF1, en VF, censuré, et doté d’un générique niais insupportable. Mais c’est ce qui permettra de sortir des DVD, alors en attendant il faudra prendre notre mal en patience. Et se réjouir de connaître enfin Hiro Nakamura, le meilleur personnage crée cette année (en forte concurrence avec le Barney de How I Met Your Mother en 2005). Il ne vous reste plus qu’à fermer les portes et les fenêtres, couper le téléphone, et prendre un pied ultime (en VO please). Heroes c’est grandiose (jusqu’à un épilogue un brin décevant) et c’est à voir absolument.
« Save the Cheerleader, Save the World »
Heroes, c’est surtout des personnages, une œuvre chorale avec son lot de traumas, de secrets, loin des stéréotypes sur pattes qu’on nous fourgue dans d’autres séries. Ici la cheerleader est un fantasme gore, la blonde sexy de service botte le cul, le nerd est une légende, le looser est l’espoir de l’humanité. Aucun manichéisme, juste des personnages au background fort, qui n’auront cesse d’être malmenés toute la saison durant. L’écriture racée leur laisse toujours une part d’ombre, et on n’oublie pas non plus d’introduire de nouveaux obstacles toujours plus hargneux.
La série ne se contente pas d’aligner les « Monster-of-the-week » à l’instar de Buffy ou de Smallville. On assume ici pleinement son côté feuilletonnant, jusqu’à diviser les saisons en volumes, et autant de chapitres. Chaque épisode malmène le spectateur par des cliffhangers bien placés, relevant la sauce d’une intrigue déjà complexe. Véritable bonheur de série maniaque, la série fonctionne pour et par le fun. Les pouvoirs des Heroes sont originaux et visuellement impressionnants, et si la série cultive son aspect mystère, elle ne tombe pas dans les travers d’autres shows en fermant ses intrigues régulièrement, avec deux deadlines bien délimités dans le temps, et des secrets révélés à rythme soutenus (contrairement à X Files ou Lost, morts à petit feu).
Heroes est donc LA série à ne pas manquer, l’évènement télé de la saison 2006-2007, un bonheur addictif et foutrement intelligent. On peut regretter l’avènement de la série sur TF1, en VF, censuré, et doté d’un générique niais insupportable. Mais c’est ce qui permettra de sortir des DVD, alors en attendant il faudra prendre notre mal en patience. Et se réjouir de connaître enfin Hiro Nakamura, le meilleur personnage crée cette année (en forte concurrence avec le Barney de How I Met Your Mother en 2005). Il ne vous reste plus qu’à fermer les portes et les fenêtres, couper le téléphone, et prendre un pied ultime (en VO please). Heroes c’est grandiose (jusqu’à un épilogue un brin décevant) et c’est à voir absolument.
« Save the Cheerleader, Save the World »
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