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Still life
Critique
Oui, les personnages sont encore en vie. Pourtant, tout ce qui les entoure semble peu à peu mourir et perdre toute notion de vie : les maisons ont été englouties, les ouvriers souffrent au travail et les immeubles se voient détruire. Parmi ces hommes et ces femmes plongés dans la misère mais paradoxalement entourés de toutes les technologies modernes (téléphones portables, publicités, etc.), il y a celui qui recherche son ex-femme et sa fille et celle qui veut retrouver son mari. Des lueurs d’espoir et donc de vie dans un quotidien difficile, sans lendemain mais ponctué de poésie (les scènes chantées sont formidables de beauté !).
A mesure que les protagonistes se rapprochent de leur projet initial, ils se construisent un nouveau départ pour affronter la vie. Sur le thème construction/destruction qui oppose l’homme au matériel, Jia Zhang Ke signe un film très lent mais à la mise en scène subtile, souvent très jolie et inspirée. Le symbolisme est poétique (l’eau, les ponts, les immeubles), l’ambiance est particulière et hypnotique, et le film sans grande matière scénaristique est visuellement intéressant et élégant.
A mesure que les protagonistes se rapprochent de leur projet initial, ils se construisent un nouveau départ pour affronter la vie. Sur le thème construction/destruction qui oppose l’homme au matériel, Jia Zhang Ke signe un film très lent mais à la mise en scène subtile, souvent très jolie et inspirée. Le symbolisme est poétique (l’eau, les ponts, les immeubles), l’ambiance est particulière et hypnotique, et le film sans grande matière scénaristique est visuellement intéressant et élégant.


