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Critique
A qui peut bien s'adresser ce genre de film hybride ?
A mi-chemin du film indépendant plein de tics auteuristes, du drame estival pour adolescents et du film de genre timide et timoré, "Invisible" laisse un drôle de goût de trop peu lorsque l'on essaie de le comparer à ce qui s'est fait de mieux sur le thème de l'invisibilité et/ou de la survie pré-post-mortem.
Il suffit d'ailleurs de s'intéresser au visuel de l'affiche française pour avoir une idée précise de la déception qui se pointera si vous allez le voir en pensant vous confronter à un thriller horrifique dans la lignée du pas si raté "Hollow man" de Paul Verhoeven.
Oubliez aussi vos attentes si vous avez encore en tête le sublime "Sixième sens" de M. Night Shyamalan car de gros sabots bien bruyants (l'abus de rock est dommageable à la subtilité) en scènes dramatiques au ridicule achevé (rédemption et larmes à foison), cet "Invisible" laisse tellement voir ses grosses ficelles scénaristiques qu'il en devient très rapidement agaçant. Et ce malgré une réalisation somme toute correcte et comportant quelques bonnes idées visuelles sous-exploitées.
Bien chanceux sera le spectateur qui pourra passer outre l'insupportable tête à claque du jeune comédien incarnant le protagoniste principal (car il est de quasi-tous les plans...) pour se plonger corps et âme perdus dans ce pseudo-film fantastique dont la portée spirituelle est aussi lumineuse qu'un sermon de pasteur intégriste.
Certes on ne peut demander à ce genre de production peu ambitieuses d'explorer la toute-puissance de l'au-delà manifesté mais on peut être en droit d'aborder un tant soit peu les enjeux méta-physiques des territoires obscurs sans avoir l'impression de jouer à cache-cache avec une intrigue dénuée de tous mystères.
D'une exposition laborieuse à un final mélodramatique et grandiloquent (suivi d'un épilogue risible au possible), les mystères n'ont pas de souci à se faire pour les siècles et les siècles : ce film ne les a même pas effleurés.
A mi-chemin du film indépendant plein de tics auteuristes, du drame estival pour adolescents et du film de genre timide et timoré, "Invisible" laisse un drôle de goût de trop peu lorsque l'on essaie de le comparer à ce qui s'est fait de mieux sur le thème de l'invisibilité et/ou de la survie pré-post-mortem.
Il suffit d'ailleurs de s'intéresser au visuel de l'affiche française pour avoir une idée précise de la déception qui se pointera si vous allez le voir en pensant vous confronter à un thriller horrifique dans la lignée du pas si raté "Hollow man" de Paul Verhoeven.
Oubliez aussi vos attentes si vous avez encore en tête le sublime "Sixième sens" de M. Night Shyamalan car de gros sabots bien bruyants (l'abus de rock est dommageable à la subtilité) en scènes dramatiques au ridicule achevé (rédemption et larmes à foison), cet "Invisible" laisse tellement voir ses grosses ficelles scénaristiques qu'il en devient très rapidement agaçant. Et ce malgré une réalisation somme toute correcte et comportant quelques bonnes idées visuelles sous-exploitées.
Bien chanceux sera le spectateur qui pourra passer outre l'insupportable tête à claque du jeune comédien incarnant le protagoniste principal (car il est de quasi-tous les plans...) pour se plonger corps et âme perdus dans ce pseudo-film fantastique dont la portée spirituelle est aussi lumineuse qu'un sermon de pasteur intégriste.
Certes on ne peut demander à ce genre de production peu ambitieuses d'explorer la toute-puissance de l'au-delà manifesté mais on peut être en droit d'aborder un tant soit peu les enjeux méta-physiques des territoires obscurs sans avoir l'impression de jouer à cache-cache avec une intrigue dénuée de tous mystères.
D'une exposition laborieuse à un final mélodramatique et grandiloquent (suivi d'un épilogue risible au possible), les mystères n'ont pas de souci à se faire pour les siècles et les siècles : ce film ne les a même pas effleurés.


