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Critique
City of violence n’est pas le film 100% baston que son titre laisse supposer. C’est plutôt une œuvre hybride et décomplexée qui s’est nourrie d’une multitude d’influences cinématographiques digérées et livrées comme telles. On pense fatalement à Tarrantino et à Sergio Leone. Sur fond de rock jazzy, d’acoustique western spaghetti et de tubes branchés from Korea, on assiste aux investigations plus ou moins réfléchies de deux anciens camarades de lycée sur la mort d’un troisième décédé dans des circonstances mystérieuses. Toutes les pistes mènent à une vieille connaissance, une petite frappe qui terrorise la ville et s’investit dans le grand banditisme à travers un projet de casino.
Le film surprend agréablement. Il n’est pas une succession de scènes d’action vides de sens comme, par exemple, le cinéma thaïlandais en produit à la pelle. D’ailleurs, le premier véritable combat n’intervient qu’au bout de trente minutes. Avant cela, le réalisateur Ryu Seung-wan développe son intrigue et compose une sorte de best-of du cinéma contemporain : split screen utilisés à bon escient, narration maîtrisée en flash back et mouvements de caméra dynamiques. La recette apparaît comme impersonnelle mais reste efficace. On n’en demande d’ailleurs pas davantage à un pop corn movie avoué concocté avec savoir-faire mais humilité.
Sans être ni originales, ni inoubliables, les aventures des deux héros, un flic intraitable de la capitale et un loser un peu perdu qui en a croqué, se suivent avec un réel plaisir. Leurs interprètes possèdent un jeu limité mais parviennent à rendre leur personnage attachant. L’humour si particulier au cinéma coréen et leur quête de vengeance et de vérité les aident en ce sens. Lors d’un final en forme de clin d’œil à Kill Bill, ils déploient leurs talents martiaux. Toutes les techniques de combats sont alors exhibées dans cet épilogue construit comme un jeu vidéo où la difficulté grandit au fur et à mesure que les portes s’ouvrent. City of violence est un divertissement honnête et tout à fait recommandable.
Le film surprend agréablement. Il n’est pas une succession de scènes d’action vides de sens comme, par exemple, le cinéma thaïlandais en produit à la pelle. D’ailleurs, le premier véritable combat n’intervient qu’au bout de trente minutes. Avant cela, le réalisateur Ryu Seung-wan développe son intrigue et compose une sorte de best-of du cinéma contemporain : split screen utilisés à bon escient, narration maîtrisée en flash back et mouvements de caméra dynamiques. La recette apparaît comme impersonnelle mais reste efficace. On n’en demande d’ailleurs pas davantage à un pop corn movie avoué concocté avec savoir-faire mais humilité.
Sans être ni originales, ni inoubliables, les aventures des deux héros, un flic intraitable de la capitale et un loser un peu perdu qui en a croqué, se suivent avec un réel plaisir. Leurs interprètes possèdent un jeu limité mais parviennent à rendre leur personnage attachant. L’humour si particulier au cinéma coréen et leur quête de vengeance et de vérité les aident en ce sens. Lors d’un final en forme de clin d’œil à Kill Bill, ils déploient leurs talents martiaux. Toutes les techniques de combats sont alors exhibées dans cet épilogue construit comme un jeu vidéo où la difficulté grandit au fur et à mesure que les portes s’ouvrent. City of violence est un divertissement honnête et tout à fait recommandable.


