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Critique
Il est tout aussi facile de comprendre cet ovni thaïlandais que de prononcer le nom de son réalisateur : autrement dit, en entrant dans la salle, on se doit d’abandonner tout esprit logique et tout espoir de compréhension. Le film, dont l’histoire restera à jamais obscure et incompréhensible (incomprise ?), berce le spectateur à coup de (très, très) longs plans fixes sur la nature (arbres, champs, herbe) et de dialogues interminables sur les souvenirs d’une doctoresse, les maux d’un moine et les interrogations existentielles d’un dentiste chanteur.
Filmant sans cesse ses personnages à distance, d’un bout de couloir, d’un endroit précis de la pièce, le réalisateur offre un véritable film somnifère, plus ennuyeux qu’enivrant, plus fatiguant qu’hypnotique. Le beau n’a de sens que lorsqu’il provoque quelque chose en tant que matière esthétique, même abstraite et Syndromes and a century n’est qu’un film contemplatif et creux qui s’admire dans sa mise en scène nonchalante et ses errances scénaristiques. Oui, c’est souvent très beau mais bien trop mou, bien trop plat, bien trop vide pour enthousiasmer et l’absence totale d’émotion et d’enjeux conjuguée au non sens de l’ensemble agace et lasse.
Filmant sans cesse ses personnages à distance, d’un bout de couloir, d’un endroit précis de la pièce, le réalisateur offre un véritable film somnifère, plus ennuyeux qu’enivrant, plus fatiguant qu’hypnotique. Le beau n’a de sens que lorsqu’il provoque quelque chose en tant que matière esthétique, même abstraite et Syndromes and a century n’est qu’un film contemplatif et creux qui s’admire dans sa mise en scène nonchalante et ses errances scénaristiques. Oui, c’est souvent très beau mais bien trop mou, bien trop plat, bien trop vide pour enthousiasmer et l’absence totale d’émotion et d’enjeux conjuguée au non sens de l’ensemble agace et lasse.


