Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
On devine facilement ce qui a pu plaire au jury du festival de Sundance dans « Primer », le premier film de Shane Carruth, au point de lui décerner le Grand Prix du jury de l’édition 2004. Le film est en effet doté d’un système de production très indépendant (Shane Carruth a écrit, réalisé, composé la bande originale, tenu le premier rôle, monté et produit son long-métrage pour un budget total de 7000 dollars) en adéquation avec une certaine idée du cinéma que peut se faire le festival se déroulant dans l’Utah…
Le seul hic (et il est de taille), c’est que « Primer » possède toute la symptomatologie du film qui n’a rien à raconter et qui se drape d’un pseudo-concept pour laisser délibérément le spectateur sur le bord de la route. Doté d’un scénario volontairement hermétique, sciemment abscons pour tenter de camoufler sa profonde vacuité, essayant de noyer une intrigue à peine assez développée pour en faire un court-métrage par des ellipses outrancières, le film de Shane Carruth noie sans interruption le pauvre spectateur profane sous un déluge de dialogues sibyllins, à grands coups de vocabulaire scientifique utilisé à tort et à travers…
Les acteurs traînent leurs morosité dans un film au final extrêmement prétentieux, d’autant plus antipathique que le réalisateur impose à son film une ambiance froide, austère, quasi-monacal.
« Primer » est un film sans émotions, anhédonique, comme si il avait été fait par des robots pour des robots.
Largué par l’intrigue, peu séduit par l’ambiance glacial et ascétique que tente d’installer Shane Carruth, le spectateur s’ennuie ferme devant « Primer » et apprend à ses dépens qu’un petit film d’à peine 80 minutes peut sembler durer une éternité.
Le seul hic (et il est de taille), c’est que « Primer » possède toute la symptomatologie du film qui n’a rien à raconter et qui se drape d’un pseudo-concept pour laisser délibérément le spectateur sur le bord de la route. Doté d’un scénario volontairement hermétique, sciemment abscons pour tenter de camoufler sa profonde vacuité, essayant de noyer une intrigue à peine assez développée pour en faire un court-métrage par des ellipses outrancières, le film de Shane Carruth noie sans interruption le pauvre spectateur profane sous un déluge de dialogues sibyllins, à grands coups de vocabulaire scientifique utilisé à tort et à travers…
Les acteurs traînent leurs morosité dans un film au final extrêmement prétentieux, d’autant plus antipathique que le réalisateur impose à son film une ambiance froide, austère, quasi-monacal.
« Primer » est un film sans émotions, anhédonique, comme si il avait été fait par des robots pour des robots.
Largué par l’intrigue, peu séduit par l’ambiance glacial et ascétique que tente d’installer Shane Carruth, le spectateur s’ennuie ferme devant « Primer » et apprend à ses dépens qu’un petit film d’à peine 80 minutes peut sembler durer une éternité.


