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Critique
Des 1974, dans son « Vérités et mensonges », Orson Welles évoquait déjà l’affaire Clifford Irving en rendant hommage au charme de la mystification et a la place du faussaire dans le milieu de l’Art.
Adaptant aujourd’hui l’affaire Irving / Hugues sur grand écran, Lasse Hallström développe avec brio une fable sur la supercherie et sur le poids du mensonge.
La reconstitution mêle habilement petite et grande Histoire pour suivre a la trace la descente aux enfers de Irving dont le bagout n’avait d’égal que le culot.
Lutte d’ego, paranoïa, infidélités, manipulations sentimentales et politiques sont au rendez-vous de ce thriller aux rebondissements aussi complexes que la psychologie de ses personnages.
Solidement campé par Richard Gere, le anti-héros s’empêtrant dans ses affabulations et se perdant au fil du film entre sa Fiction et la Réalité s’avère tour a tour attachant, pathétique, tout en restant toujours extrêmement complexe.
Traitant d’une thématique riche ayant inspirée les plus grands (le travail d’un faussaire est-il une œuvre d’Art ?), d’un livre ayant peut-être indirectement renversé un gouvernement et d’un sujet d’une actualité toujours brûlante (le scandale encore frais de l’autobiographie fortement romancée de James Frey en Amérique), le film est captivant d’un bout a l’autre.
Adaptant aujourd’hui l’affaire Irving / Hugues sur grand écran, Lasse Hallström développe avec brio une fable sur la supercherie et sur le poids du mensonge.
La reconstitution mêle habilement petite et grande Histoire pour suivre a la trace la descente aux enfers de Irving dont le bagout n’avait d’égal que le culot.
Lutte d’ego, paranoïa, infidélités, manipulations sentimentales et politiques sont au rendez-vous de ce thriller aux rebondissements aussi complexes que la psychologie de ses personnages.
Solidement campé par Richard Gere, le anti-héros s’empêtrant dans ses affabulations et se perdant au fil du film entre sa Fiction et la Réalité s’avère tour a tour attachant, pathétique, tout en restant toujours extrêmement complexe.
Traitant d’une thématique riche ayant inspirée les plus grands (le travail d’un faussaire est-il une œuvre d’Art ?), d’un livre ayant peut-être indirectement renversé un gouvernement et d’un sujet d’une actualité toujours brûlante (le scandale encore frais de l’autobiographie fortement romancée de James Frey en Amérique), le film est captivant d’un bout a l’autre.


