Black snake moan

Black snake moan

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13 déc. 2008 Par bEUDinet Star Rating 8

 

Vendu comme un pur délire grindhouse (l'affiche est sublime mais elle n'est pas en adéquation parfaite avec le sens profond du film), « Black snake moan » prend un malin plaisir à tromper son spectateur, totalement pris à contre-pied et mis véritablement sur le cul en se rendant compte que le réalisateur Craig Brewer, remarqué grâce au moite « Hustle and flow » nous livre, sans prévenir, une fable sensible et sincère sur les vertus de l'entre-aide.
Brewer se fout complétement du trash, du m'as-tu-vu et du voyeurisme qui attirera le chaland, il a une histoire à raconter, un message à passer et il le fait avec une grande intelligence.

« Black snake moan » parle de l’espoir, de la foi, du respect et de tolérance, en situant l’action dans la chaleur humide du sud américain, le tout sur fond de blues (la musique est omniprésente et la bande originale, mêlant blues et gospel, tout simplement scotchante). Au-delà de la barrière de la couleur de peau, le film traite de la souffrance de personnages non équivoques, dont les personnalités complexes et les motivations profondes se révèlent petit à petit, la nymphomane ne cédant aux charmes des hommes que pour soulager des angoisses ancrées au plus profond d'elle-même, le vieil homme cocu luttant dans une quête éperdue de rédemption et de paternité.
La fameuse chaîne, qui a tant fait polémique, est le symbole non pas de l’asservissement mais de la complicité naissante entre deux personnages qui se sauvent l’un l’autre, tel un cordon ombilical.

Christina Ricci, dont la petite culotte blanche devient instantanément aussi culte que celle que portait Sigourney Weaver dans le premier épisode de la saga Alien, est absolument stupéfiante, incarnant avec brio un personnage complexe, à la fois bombe sexy et petite chose fragile. Samuel L. Jackson trouve ici l’un de ses plus beaux rôles.

Un point de vue sensible sur une génération traumatisée, sujette à la violence sexuelle et à la spasmophilie, pour un film magnifique, extrêmement puissant, qui confirme le haut potentiel d’un cinéaste définitivement important.


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Gregmond23/11/2007 23:21 par Gregmond

Dois je aller au bout de Black Snake Moan ? C’est assez édifiant, ce truc éroto catho …. Toi, la nympho, je vais te punir avec mes grosses chaines et ma bible. Et le cinéaste qui se contente de filmer le short ras la moule de la Ricci …. :o LIRE LA SUITE
Zorg07/06/2007 01:07 par Zorg

Vu ce soir. Sulfureux ? Oh que non. Attachant ? Oh que oui. Résultat, un chouette film, brillamment porté par son duo d’acteur. Sam Jackson est né pour nous déclamer des extraits de la bible en tirant des yeux rond et avec une tete à vous bouffer la main. Par contre, j’ai été [...] LIRE LA SUITE
Hate-craft06/06/2007 12:13 par Hate-craft

Black Snake Moan : 7/10 Bah, il est plaisant ce petit film. Une ambiance délicieusement moite teintée bluesy retranscrite ici de la plus belle des manières, étonnant de la part du réalisateur de l’indigeste et râpeux Hustle & Flow. A l’image de son discours, malheureusement trop lisse dans sa conclusion, et à la [...] LIRE LA SUITE

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