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Critique
Janvier 2006. A l'occasion de la sortie de "Munich", un documentaire datant de 1999 sort parallèlement, "Un jour en Septembre", permettant de mettre en lumière les événements qui sont exposés dans la superproduction spielbergienne et signé par un jeune documentariste jusqu'alors méconnu, Kevin MacDonald.
Février 2007. Auréolé de l' oscar du meilleur acteur récompensant la performance de Forrest Whitaker, sort en salles "Le Dernier roi d'Ecosse", adapté du roman éponyme de Giles Folden et signé par le même Kevin MacDonald. Or, le film fait écho de façon étonnante à l'un des plus incroyables documentaires de l'histoire, "Général Idi Amin Dada", s'intéréssant au plus près à la personnalité du dictateur ougandais à la psychée perturbée.
Alors, évidemment, il y a la prestation de Forrest Whitaker, immense, énorme, incarnant avec la maestria qu'on lui connaît les multiples facettes de la personnalité du général Idi Amin Dada, en lui donnant à la fois la bonhomie sympathique et la lueur de folie paranoïde dans l'oeil. La vision du documentaire consacré par Barbet Schroeder au dictateur a du lui être d'une grande utilité, vision conseillé d'ailleurs à tout spectateur
Beaucoup sont tentés de résumer "Le Dernier Roi d'Ecosse" à cette performance, ce "rôle à oscar" certes un peu phagocytant pour le film mais loin d'être le seul atout d'une oeuvre riche et dense.
Entre fiction et réalité, MacDonald met en scéne avec intelligence le drame qui se déroule devant nos yeux, alternant les petites histoires (l'histoire d'amour entre Garrigan et une des femmes d' Amin) et la grande Histoire (le fameux épisode de la prise d'otages d'Entebbe) avec la science du documentariste et l'efficacité d'un professionnel du thriller.
Ne narrant qu'une période du règne du dictateur (de la prise de pouvoir en 71 jusqu'à Entebbe en 76) à travers le prisme déformant de son médecin personnel, "Le Dernier roi d'Ecosse" prend inévitablement des partis-pris de narration qui risque de fâcher. Ainsi, le massacre du peuple ougandais n'est évoqué qu'en filigranne et un panneau explicatif final vient asséner le nombre de victimes du régne Amin. Mais le film, tout comme le roman de Folden, n'a pas d'autre prétention que de raconter les relations ambigues qu'ont pu nouer un dictateur charismatique et fou et un jeune médecin écossais opportuniste et souvent méprisable.
Et, à ce titre, "Le Dernier roi d'Ecosse" est une jolie réussite, descente aux enfers implacable et terrifiante dans une Afrique qui restera définitivement le continent martyr du XXéme siècle.
Février 2007. Auréolé de l' oscar du meilleur acteur récompensant la performance de Forrest Whitaker, sort en salles "Le Dernier roi d'Ecosse", adapté du roman éponyme de Giles Folden et signé par le même Kevin MacDonald. Or, le film fait écho de façon étonnante à l'un des plus incroyables documentaires de l'histoire, "Général Idi Amin Dada", s'intéréssant au plus près à la personnalité du dictateur ougandais à la psychée perturbée.
Alors, évidemment, il y a la prestation de Forrest Whitaker, immense, énorme, incarnant avec la maestria qu'on lui connaît les multiples facettes de la personnalité du général Idi Amin Dada, en lui donnant à la fois la bonhomie sympathique et la lueur de folie paranoïde dans l'oeil. La vision du documentaire consacré par Barbet Schroeder au dictateur a du lui être d'une grande utilité, vision conseillé d'ailleurs à tout spectateur
Beaucoup sont tentés de résumer "Le Dernier Roi d'Ecosse" à cette performance, ce "rôle à oscar" certes un peu phagocytant pour le film mais loin d'être le seul atout d'une oeuvre riche et dense.
Entre fiction et réalité, MacDonald met en scéne avec intelligence le drame qui se déroule devant nos yeux, alternant les petites histoires (l'histoire d'amour entre Garrigan et une des femmes d' Amin) et la grande Histoire (le fameux épisode de la prise d'otages d'Entebbe) avec la science du documentariste et l'efficacité d'un professionnel du thriller.
Ne narrant qu'une période du règne du dictateur (de la prise de pouvoir en 71 jusqu'à Entebbe en 76) à travers le prisme déformant de son médecin personnel, "Le Dernier roi d'Ecosse" prend inévitablement des partis-pris de narration qui risque de fâcher. Ainsi, le massacre du peuple ougandais n'est évoqué qu'en filigranne et un panneau explicatif final vient asséner le nombre de victimes du régne Amin. Mais le film, tout comme le roman de Folden, n'a pas d'autre prétention que de raconter les relations ambigues qu'ont pu nouer un dictateur charismatique et fou et un jeune médecin écossais opportuniste et souvent méprisable.
Et, à ce titre, "Le Dernier roi d'Ecosse" est une jolie réussite, descente aux enfers implacable et terrifiante dans une Afrique qui restera définitivement le continent martyr du XXéme siècle.


