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Critique
Curiosité. C'est bien le premier mot qui vient à l'esprit au sortir du dernier film de Jean Jacques Annaud, mais ce n'est pas pour autant synonyme de réussite.
Car si Annaud s'est apparemment fait plaisir en y allant à fond dans sa démarche, le résultat est trop bancal pour convaincre. A trop vouloir mélanger les genres et les tons, Annaud se perd dans un récit alourdit d'un propos simpliste. Sa majesté Minor se voudrait ainsi une comédie païenne et paillarde qui enchaîne les gags et répliques en dessous de la ceinture, qui s'ils font parfois mouche tendent à être répétitifs et à manquer cruellement d'inspiration. Si au départ l'idée d'un homme-cochon qui devient roi est séduisante, celle consistant à en faire toujours un porc sonne franchement creuse. On notera néanmoins quelques scènes illuminées par la bombesque Mélanie Bernier qui apporte beauté et fraîcheur à un ensemble qui en est dépourvu.
Le récit reste trop terre à terre pour que l'on se sente embarqué dans cette mythologie d'autant que les acteurs sont en roue libre totale: Cassel en fait des tonnes pour pas grand chose et Garcia semble se demander ce qu'il fait là. Et pour ne pas arranger le tout, le film qui commence comme une comédie prend petit à petit le virage d'une fable sur le pouvoir au propos archi convenu et démontré au buldozer. Le ton se fait plus dramatique, plus noir (compensé par quelques blagues à base de pets tout de même) et l'on finit par trouver cela plus sinistre que drôle, devant l'incapacité d'Annaud à donner un minimum d'homogénéïté à son film. Pour terminer, lui qui nous avait habitué à un sens plastique prononcé, ne propose pas grand chose à ce niveau, si ce n'est une photographie assez belle.
Bref, espérons que l'échec cuisant à venir du film convainque Annaud de revenir avec un projet plus consistant, son talent à mieux à nous offrir que cette bouffonerie courageuse mais à côté de la plaque.
Car si Annaud s'est apparemment fait plaisir en y allant à fond dans sa démarche, le résultat est trop bancal pour convaincre. A trop vouloir mélanger les genres et les tons, Annaud se perd dans un récit alourdit d'un propos simpliste. Sa majesté Minor se voudrait ainsi une comédie païenne et paillarde qui enchaîne les gags et répliques en dessous de la ceinture, qui s'ils font parfois mouche tendent à être répétitifs et à manquer cruellement d'inspiration. Si au départ l'idée d'un homme-cochon qui devient roi est séduisante, celle consistant à en faire toujours un porc sonne franchement creuse. On notera néanmoins quelques scènes illuminées par la bombesque Mélanie Bernier qui apporte beauté et fraîcheur à un ensemble qui en est dépourvu.
Le récit reste trop terre à terre pour que l'on se sente embarqué dans cette mythologie d'autant que les acteurs sont en roue libre totale: Cassel en fait des tonnes pour pas grand chose et Garcia semble se demander ce qu'il fait là. Et pour ne pas arranger le tout, le film qui commence comme une comédie prend petit à petit le virage d'une fable sur le pouvoir au propos archi convenu et démontré au buldozer. Le ton se fait plus dramatique, plus noir (compensé par quelques blagues à base de pets tout de même) et l'on finit par trouver cela plus sinistre que drôle, devant l'incapacité d'Annaud à donner un minimum d'homogénéïté à son film. Pour terminer, lui qui nous avait habitué à un sens plastique prononcé, ne propose pas grand chose à ce niveau, si ce n'est une photographie assez belle.
Bref, espérons que l'échec cuisant à venir du film convainque Annaud de revenir avec un projet plus consistant, son talent à mieux à nous offrir que cette bouffonerie courageuse mais à côté de la plaque.


