Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
Bien décidé à rendre un hommage aux femmes de la Résistance durant l’Occupation, Jean-Paul Salomé est revenu à un cinéma plus réfléchi, sans esbroufe ni SFX à gogo, comme il en a usé à foison dans les récents Belphégor ou Arsène Lupin. Certainement que le sérieux du sujet et la manière romanesque avec laquelle il l’a abordé l’ont invité à cette sobriété salutaire.
Construit comme un thriller, les Femmes de l’ombre débute fort, sur une fusillade nourrie opposant le maquis à l’armée allemande. S’en suit une intrigue commando souvent axée sur l’action mais toujours dominée par l’émotion. Elle est animée par des personnages bien dessinés, endurcis par les aléas de la vie, à l’image de l’espionne froide et endeuillée mais tenant absolument à continuer le combat jouée par la toujours très belle Sophie Marceau. Malgré sa teneur dramatique, le film ne verse pas dans le registre pleurnichard. Tourné dans une élégante texture grisâtre, il a été traité avec retenue, contrebalancé ci et là par quelques instants harmonieux comme cette exécution onirique stylisée. Mais le travail n’est pas exempt de tout blâme, loin s’en faut. Visuellement, ce nu christique avant l’acte fatal apparaît comme déplacé, surfait, voire voyeuriste. Quant au scénario, tour à tour truffé d’invraisemblances et de coïncidences un peu faciles, il est aéré maladroitement par la causerie franchouillarde d’une Julie Depardieu cabotinant à l’excès.
Avec un soin excessif apporté au décor, au casting, aux coiffures et interprétation d’ensemble approximative, ce long-métrage de cinéma prend au fur et à mesure l’allure d’un téléfilm de luxe à la reconstitution polie qu’on a le sentiment d’avoir déjà vu et revu mille fois. Séduisant sur le papier, les Femmes de l’ombre, film populaire de par son affiche et son thème aurait finalement pu fort bien se limiter à une simple diffusion sur le petit écran …
Construit comme un thriller, les Femmes de l’ombre débute fort, sur une fusillade nourrie opposant le maquis à l’armée allemande. S’en suit une intrigue commando souvent axée sur l’action mais toujours dominée par l’émotion. Elle est animée par des personnages bien dessinés, endurcis par les aléas de la vie, à l’image de l’espionne froide et endeuillée mais tenant absolument à continuer le combat jouée par la toujours très belle Sophie Marceau. Malgré sa teneur dramatique, le film ne verse pas dans le registre pleurnichard. Tourné dans une élégante texture grisâtre, il a été traité avec retenue, contrebalancé ci et là par quelques instants harmonieux comme cette exécution onirique stylisée. Mais le travail n’est pas exempt de tout blâme, loin s’en faut. Visuellement, ce nu christique avant l’acte fatal apparaît comme déplacé, surfait, voire voyeuriste. Quant au scénario, tour à tour truffé d’invraisemblances et de coïncidences un peu faciles, il est aéré maladroitement par la causerie franchouillarde d’une Julie Depardieu cabotinant à l’excès.
Avec un soin excessif apporté au décor, au casting, aux coiffures et interprétation d’ensemble approximative, ce long-métrage de cinéma prend au fur et à mesure l’allure d’un téléfilm de luxe à la reconstitution polie qu’on a le sentiment d’avoir déjà vu et revu mille fois. Séduisant sur le papier, les Femmes de l’ombre, film populaire de par son affiche et son thème aurait finalement pu fort bien se limiter à une simple diffusion sur le petit écran …


