Le Deuxième souffle

Deuxième souffle (Le), France, 2007

Deuxième souffle (Le)
1,5
Écran Large Star Rating 3
Nos lecteurs Star Rating 5
Popularité
30% Popularité
Votre note
HateStar RatingLove
Alertes

Critique

FhaFha 27 oct. 2007 Star Rating 4
Avec Le Deuxième Souffle, Alain Corneau signe un ovni inégal dans le cinéma français. On le sait Giovanni dont est tiré le roman s’est senti trahi par Melville. On le sait Melville est un cinéaste unique qui su offrir de très grand polar mais dont il ne faut surtout pas s’inspirer tant son sens de l’épure lui est propre. Corneau en mémoire à Giovanni et en hommage à un certains cinéma a réalisé un film hors norme qui s’avère malheureusement majoritairement mauvais.

Sa relecture commence déjà très mal avec des directions artistiques d‘un goût pour le moins discutable, tourné en HD avec des filtres n’arrivant qu’a créé une ambiance téléfilm de luxe, filtres pétaradants faisant ressortir des couleurs rouges et vertes flashant, nombreuses scènes gores, cadrages dignes d’un amateur se prenant pour Orson Welles dans son jardin, et surtout un casting avouons le raté. Car si Daniel Auteuil arrive presque à nous faire oublier Lino Ventura il est entouré de comédien mal à l’aise (Michel Blanc ne fait clairement pas le poids face à Paul Meurisse) ou tout simplement médiocre (on a beau défendre Monica Bellucci sa performance est ici une vraie catastrophe). Néanmoins quelques rôles s’avèrent être des surprises, Cantona remplaçant Constantin n’est pas si mauvais, Philippe Nahon est excellent et Nicolas Duvauchelle en tête brûlée trouve un premier grand rôle.

Dès les premières images Corneau nous déstabilise, son ambiance carton patte et sa mise en scène nous effraie au plus haut point. En fait avouons le clairement la première heure et demie (et se n’est pas rien) du film mérite d’être brûlée, rien n’est bon. Corneau dans son désir de se démarquer de Melville peine à trouver un style et se perd complètement créant un décalage maladroit entre scènes fortes et scènes de dialogues. Il arrive même à plomber le génialissime monologue de l’inspecteur Blot ne réalisant même pas un plan séquence, et perdant d’un coup tout l’intérêt de la séquence.

Si nous ne pouvons que souligner les innombrables défauts du film, notons tout de même qu’à partir de la scène du braquage (différente du film de Melville), Le Deuxième Souffle version Corneau trouve inespérément un nouveau départ. Certes le récit, qui lui est toujours aussi bon, s’accélère mais Corneau comme si il avait regardé ses rushs, restructure sa mise en scène et réalise alors deux films en un. L’un, la deuxième partie donc, étant d’un coup plus sobre, plus classe, plus puissante, … À tel point qu’on en vient à ce dire que le film aurait put être une très belle réussite. Il suffit de voir la ridicule scène au coin du feu où Daniel Auteuil et Monica Bellucci se caressent les mains amoureusement et celle bien plus réfléchit de l’adieu discret de ces deux personnages pour comprendre à sa juste valeur le fossé qu’a créé Corneau avec son film qui peut plaire à ceux n’ayant pas vu l’original et qui finalement en bout de course n’est pas si minable seulement profondément inutile et à dire vrai étrange.

Liens sponsorisés

Films attendus
W. - L'Improbable président
Mesrine : L’instinct de mort
James Bond : Quantum of Solace
Hellboy 2 : Les légions d'or maudites
Coluche
L'Echange
Harry Potter 6
Séries télé du moment
Heroes
Lost, les disparus
Desperate housewives
Prison break
Grey's Anatomy
Ugly Betty
24
Stars du moment
Jennifer Lopez
Paris Hilton
Jessica Alba
Britney Spears
Eva Longoria
Lindsay Lohan
Carmen Electra