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99 francs
Critique
Beaucoup ne se seraient pas relevés de l'échec (public et critique, mais surtout pas artistique) de Blueberry, Jan Kounen lui trouve le moyen de rebondir à la tête d'une grosse comédie attendue, adaptation d'un roman à succès avec Dujardin en tête d'affiche.
Et le constat est aussi simple qu'il fait plaisir: 99 francs est avant tout un film de Kounen qui signe une oeuvre de sale gosse, dont le message a certes peu d'impact mais dont le ton et le style sont souvent jouissifs. A l'image de son carton final, 99 francs enfonce des portes grandes ouvertes pour démontrer le cynisme du monde de la publicité d'aujourd'hui, mais force est de constater qu'il le fait avec un humour jubilatoire qui n'hésite pas à tourner en ridicule ce microcosme à part. En revanche, il en brocarde le manque d'inspiration si bien que le film est franchement drôle, notamment grâce à l'interprétation d'un Dujardin en très bonne forme et des seconds rôles, avec en tête les habitués de Kounen, Dominique Bettenfeld et Antoine Basler.
Par ailleurs, Kounen s'impose comme l'un des meilleurs techniciens français, travaillant ces cadres, multipliant les idées visuelles ou scénaristiques barrées (avec quelques effets spéciaux maîtrisés) et en ayant même recours à l'animation pour retranscrire un bad trip sanglant. On est loin de la comédie française traditionnelle falote. Néanmoins le film échoue à insuffler l'émotion désirée quand Octave se retrouve largué par sa copine (l'appétissante Vahina Giogante), handicapant la dernière partie du film moins pourvue en situations comiques, mais compensée par l'explication de la deuxième fin, qui répond au cynisme de la pub par le même cynisme.
A la manière de certains Oliver Stone, Kounen signe un film au message trop évident pour être dénonciateur mais sa comédie remplit son contrat en terme d'humour et offre un tel spectacle visuel qu'il reste un film très plaisant au final.
Et le constat est aussi simple qu'il fait plaisir: 99 francs est avant tout un film de Kounen qui signe une oeuvre de sale gosse, dont le message a certes peu d'impact mais dont le ton et le style sont souvent jouissifs. A l'image de son carton final, 99 francs enfonce des portes grandes ouvertes pour démontrer le cynisme du monde de la publicité d'aujourd'hui, mais force est de constater qu'il le fait avec un humour jubilatoire qui n'hésite pas à tourner en ridicule ce microcosme à part. En revanche, il en brocarde le manque d'inspiration si bien que le film est franchement drôle, notamment grâce à l'interprétation d'un Dujardin en très bonne forme et des seconds rôles, avec en tête les habitués de Kounen, Dominique Bettenfeld et Antoine Basler.
Par ailleurs, Kounen s'impose comme l'un des meilleurs techniciens français, travaillant ces cadres, multipliant les idées visuelles ou scénaristiques barrées (avec quelques effets spéciaux maîtrisés) et en ayant même recours à l'animation pour retranscrire un bad trip sanglant. On est loin de la comédie française traditionnelle falote. Néanmoins le film échoue à insuffler l'émotion désirée quand Octave se retrouve largué par sa copine (l'appétissante Vahina Giogante), handicapant la dernière partie du film moins pourvue en situations comiques, mais compensée par l'explication de la deuxième fin, qui répond au cynisme de la pub par le même cynisme.
A la manière de certains Oliver Stone, Kounen signe un film au message trop évident pour être dénonciateur mais sa comédie remplit son contrat en terme d'humour et offre un tel spectacle visuel qu'il reste un film très plaisant au final.


