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99 francs
Critique
Le vrai "produit-vedette" de ce "99 Francs" n'est finalement ni le roman de Frederic Beigbeider (il s'agit d'une adaptation assez libre), ni le bankable Jean Dujardin mais bien le réalisateur Jan Kounen.
Omniprésent que ce soit dans les choix scénaristiques (Octave s'octroit une petite escapade en terre amazonienne, région d'adoption de Kounen) qu'à l'écran (il s'offre un passage à l'écran dans un moment-clé du film), le jeune metteur en scéne se permet dans son "99 francs" toutes les folies, toutes les expérimentations visuelles.
Singeant les récents succés de Fincher, Wong Kar Wai ou encore Gilliam, il fait preuve d'une rééle inventivité (déjà entrevue dans l'immature "Doberman") et d'une maîtrise totale dans ses effets (comme dans le superbe "Blueberry").
Côté casting, le choix Dujardin s'avère payant puisque l'acteur est irréprochable, prouvant une nouvelle fois l'étendue de son potentiel comique, alors que les seconds rôles sont excellents (le méconnu Jocelyn Quivrin, l'épatant Nicolas Marié).
Finalement, le seul bémol que l'on peut apporter à la réussite de "99 Francs" (et il est hélas de taille) se situe dans son propos. En effet, le film ne parvient pas à se dépatouiller de sa propre ambivalence vis-à-vis de ce qu'il dénonce.
"99 Francs" essaie parfois de défoncer à grands coups de caricatures et de répliques cyniques le milieu méprisable des créateurs de pubs et des industriels mais il échoue dans sa tentative de créer un mode de communication alternatif, ou ne serait-ce que subversif (cf. l'affiche représentant un cerveau sous vide au final non retenue).
Film vraiment agréable sur le moment, ponctuée de scénes fortes et drôles en pagaille (les réunions chez le vendeur de yaourts, la schizophrénie d' Octave autour de la pub Kinder), il est vraiment dommage que la critique du tout-publicitaire ne soit pas assez forte ou subtile pour passer le cap de la salle de cinéma. A défaut de changer les mentalités, "99 Francs" se contentera donc de divertir...
Omniprésent que ce soit dans les choix scénaristiques (Octave s'octroit une petite escapade en terre amazonienne, région d'adoption de Kounen) qu'à l'écran (il s'offre un passage à l'écran dans un moment-clé du film), le jeune metteur en scéne se permet dans son "99 francs" toutes les folies, toutes les expérimentations visuelles.
Singeant les récents succés de Fincher, Wong Kar Wai ou encore Gilliam, il fait preuve d'une rééle inventivité (déjà entrevue dans l'immature "Doberman") et d'une maîtrise totale dans ses effets (comme dans le superbe "Blueberry").
Côté casting, le choix Dujardin s'avère payant puisque l'acteur est irréprochable, prouvant une nouvelle fois l'étendue de son potentiel comique, alors que les seconds rôles sont excellents (le méconnu Jocelyn Quivrin, l'épatant Nicolas Marié).
Finalement, le seul bémol que l'on peut apporter à la réussite de "99 Francs" (et il est hélas de taille) se situe dans son propos. En effet, le film ne parvient pas à se dépatouiller de sa propre ambivalence vis-à-vis de ce qu'il dénonce.
"99 Francs" essaie parfois de défoncer à grands coups de caricatures et de répliques cyniques le milieu méprisable des créateurs de pubs et des industriels mais il échoue dans sa tentative de créer un mode de communication alternatif, ou ne serait-ce que subversif (cf. l'affiche représentant un cerveau sous vide au final non retenue).
Film vraiment agréable sur le moment, ponctuée de scénes fortes et drôles en pagaille (les réunions chez le vendeur de yaourts, la schizophrénie d' Octave autour de la pub Kinder), il est vraiment dommage que la critique du tout-publicitaire ne soit pas assez forte ou subtile pour passer le cap de la salle de cinéma. A défaut de changer les mentalités, "99 Francs" se contentera donc de divertir...


