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Critique
Le classique de Richard Matheson inspire. Cette nouvelle adaptation ciné met en scène Will Smith dans le rôle de l’unique miraculé d’une pandémie qui a décimé la Terre. Mi soldat mi savant, il vit seul avec sa chienne, dans un Manhattan fantôme envahi par la faune et la flore mais aussi par des milliers de vilains mutants agressifs, aboutissement de la propagation du virus dont l’avènement est relaté en quelques flash back.
Au début, Francis Lawrence, auteur du hideux Constantine, se montre étonnamment habile dans sa façon de montrer la psychologie de son personnage. Simplement, en visitant le magnifique décor post apocalyptique de la ville et en décrivant en quelques scènes le minuté rituel quotidien du survivant, il cinématographie avec justesse sa solitude, sa détresse et son espoir de ranimer l’humanité. D’autant que, dans la peau du héros, l’athlétique Will Smith assure tout en jeu intériorisé, entre drame et humour.
Ensuite ça se gâte un peu. L’intensité émotionnelle est reléguée à l’arrière plan au profit d’une orgie numérique franchement dégueulasse une fois que les zombies bondissants façon Resident Evil ont envahi l’écran. Mâtinée d’un boniment religieux à deux sous, la tambouille finale laisse plutôt coi dans sa rédaction à l’opposé de celle imaginée par le romancier. D’où un certain sentiment de gâchis …
Au début, Francis Lawrence, auteur du hideux Constantine, se montre étonnamment habile dans sa façon de montrer la psychologie de son personnage. Simplement, en visitant le magnifique décor post apocalyptique de la ville et en décrivant en quelques scènes le minuté rituel quotidien du survivant, il cinématographie avec justesse sa solitude, sa détresse et son espoir de ranimer l’humanité. D’autant que, dans la peau du héros, l’athlétique Will Smith assure tout en jeu intériorisé, entre drame et humour.
Ensuite ça se gâte un peu. L’intensité émotionnelle est reléguée à l’arrière plan au profit d’une orgie numérique franchement dégueulasse une fois que les zombies bondissants façon Resident Evil ont envahi l’écran. Mâtinée d’un boniment religieux à deux sous, la tambouille finale laisse plutôt coi dans sa rédaction à l’opposé de celle imaginée par le romancier. D’où un certain sentiment de gâchis …


