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Critique
Adaptation du chef d'œuvre éponyme de Richard Matheson, "Je suis une légende" démontre à nouveau du talent certain de Francis Lawrence à torcher des blockbusters relativement efficaces; là où il commence à devenir agaçant par contre, c'est dans l'aspect religieux quasi-mystique qu'il insuffle dans les films sur lesquels il travaille, surtout quand les œuvres adaptées tendaient plutôt à aller à l'inverse de ce fâcheux penchant.
Pour apprécier le film à sa juste valeur, mieux vaut mettre de côté l’œuvre de Matheson : les choses y sont très différentes, ne serait-ce que dans la menace qui rôde la nuit : les vampires retors du bouquin (on se souvient notamment de l'ancien voisin du héros, qui passait son temps à l'appeler afin de le faire sortir de chez lui) laissent place à des mutants en CGI à la force surhumaine aussi cons qu'une motte de beurre.
Porté par la composition très réussie de Will Smith, le film se révèle une véritable réussite durant sa première heure, tant que le personnage de Neville est seul avec son chien. Les divers protagonistes et les divers enjeux sont alors posés avec calme et intelligence; par la suite, les choses se gâteront avec l'apparition des autres personnages : on commencera dés lors à philosopher sur Bob Marley et Shrek (!), et le scénario déviera –après pourtant un reniement total de Dieu par Neville– vers un côté religieux assez insupportable qui gâche carrément la fin.
Au-delà de cet aspect et le traitement d'une intrigue qui s'essouffle dans sa seconde partie, "Je suis une légende" reste un film globalement intéressant; l'adaptation, bien que très peu fidèle, se suffit à elle-même : les différences sont bien trop énormes pour pouvoir se pencher dessus sérieusement. Reste qu'on aurait tout de même aimé retrouver le côté ouvertement sexuel (dans lequel Neville était un homme soumis à ses pulsions sexuelles forcément inassouvies), et la fin du bouquin, qui ne permettait pas le moindre espoir, et qui s'avère l'exact inverse de celle présentée ici.
Pour apprécier le film à sa juste valeur, mieux vaut mettre de côté l’œuvre de Matheson : les choses y sont très différentes, ne serait-ce que dans la menace qui rôde la nuit : les vampires retors du bouquin (on se souvient notamment de l'ancien voisin du héros, qui passait son temps à l'appeler afin de le faire sortir de chez lui) laissent place à des mutants en CGI à la force surhumaine aussi cons qu'une motte de beurre.
Porté par la composition très réussie de Will Smith, le film se révèle une véritable réussite durant sa première heure, tant que le personnage de Neville est seul avec son chien. Les divers protagonistes et les divers enjeux sont alors posés avec calme et intelligence; par la suite, les choses se gâteront avec l'apparition des autres personnages : on commencera dés lors à philosopher sur Bob Marley et Shrek (!), et le scénario déviera –après pourtant un reniement total de Dieu par Neville– vers un côté religieux assez insupportable qui gâche carrément la fin.
Au-delà de cet aspect et le traitement d'une intrigue qui s'essouffle dans sa seconde partie, "Je suis une légende" reste un film globalement intéressant; l'adaptation, bien que très peu fidèle, se suffit à elle-même : les différences sont bien trop énormes pour pouvoir se pencher dessus sérieusement. Reste qu'on aurait tout de même aimé retrouver le côté ouvertement sexuel (dans lequel Neville était un homme soumis à ses pulsions sexuelles forcément inassouvies), et la fin du bouquin, qui ne permettait pas le moindre espoir, et qui s'avère l'exact inverse de celle présentée ici.


