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Une vieille maitresse
Critique
Le cinéma de Breillat est fait de chair et de sang et exacerbe les passions charnelles et les milles tourments qui déchirent les cœurs et les corps. Fidèle à elle-même malgré un académisme épouvantable sur la forme, elle s’intéresse à la liaison dévorante de deux êtres qui vont se détruire à coup de haine et de vampirisation sexuelle. Toujours provocatrice, rien que le casting est sulfureux, Breillat assume et revendique son côté décalé avec toujours autant de non subtilité. La femme reste l’objet de l’homme, un corps pur désiré puis abandonné (cf. personnage de Roxane Mesquida, complètement reléguée au second plan d’ailleurs) et un autre dont on ne peut se passer pour assouvir ses instincts de mâle.
Voilà pour Une vieille maîtresse qui oppose l’âpreté de la brune à la pureté de la blonde et qui voit l’homme, sublimé par les traits de l’acteur Fu'ad Ait Aattou, prendre possession des deux, physiquement et moralement. La réalisatrice livre sa vision de l’amour fou dans un film qu’elle voudrait romantique mais qui s’étouffe sous des dialogues trop écrits, des thématiques contestables et des prestations d’acteurs peu naturels. Pourquoi la femme dans les films de Breillat n’est-elle réduite qu’à un corps qui désire et qui ne peut vivre qu’au travers de la possession masculine ?
Son film est profondément impudique autant dans la forme (les scènes sont volontairement crues) que dans le fond (les sentiments ressentis par les protagonistes sont déversés sans retenue à grand renfort de violons dans des séquences inutilement hystériques). Le film ne plaît pas, ennuie et affiche si clairement ses ambitions et ses délires personnels réservés à un cercle restreint qu’il en est franchement détestable.
Voilà pour Une vieille maîtresse qui oppose l’âpreté de la brune à la pureté de la blonde et qui voit l’homme, sublimé par les traits de l’acteur Fu'ad Ait Aattou, prendre possession des deux, physiquement et moralement. La réalisatrice livre sa vision de l’amour fou dans un film qu’elle voudrait romantique mais qui s’étouffe sous des dialogues trop écrits, des thématiques contestables et des prestations d’acteurs peu naturels. Pourquoi la femme dans les films de Breillat n’est-elle réduite qu’à un corps qui désire et qui ne peut vivre qu’au travers de la possession masculine ?
Son film est profondément impudique autant dans la forme (les scènes sont volontairement crues) que dans le fond (les sentiments ressentis par les protagonistes sont déversés sans retenue à grand renfort de violons dans des séquences inutilement hystériques). Le film ne plaît pas, ennuie et affiche si clairement ses ambitions et ses délires personnels réservés à un cercle restreint qu’il en est franchement détestable.


