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Critique
Cela faisait douze ans qu’Emmanuelle Cuau n’avait pas réalisé un film et cette longue attente se révèle être positive.
Partant d’une idée assez folle que l’on peut être admis dans un établissement psychiatrique sans aucune raison valable, la réalisatrice signe une satire intelligente et burlesque de la société actuelle, on l’on se protège en répétant de plus en plus les petites phrases « Je sais pas » « je ne peux pas vous aider » ou encore « je fais juste mon boulot », l’originalité est devenu préjudiciable. Ici un comptable interprété par Gilbert Melki va être intrigué par un contrôle de police banal et son intérêt va le conduire en garde à vue, puis en asile psychiatrique ayant pour conséquence lourde, la perte de son travail.
Si les événements sont toujours dans la limite entre fiction et réalité, on se rend compte que le plus inquiétant est cette limite qui semble très mince. Cette ambigüité est à la fois troublante et pesante.
Cette mixité entre fiction et réalité et même poussé jusqu’au dénouement final du film puisque le personnage devra changer d’identité pour réussir à trouver un nouvel emploi.
Les scènes si simples sont-elles sont très drôles et efficaces. Elles dénotent du manque de communication et de compréhension entre deux personnes.
Emmanuelle Cuau dissèque les relations humaines, explore les comportements en montrant les différents comportements dans les différents rôles que nous tenons : client, patient, famille ou professionnels. Elle ne cherche pas à cacher la responsabilité de chacun.
Ainsi le couple n’est pas exempt de tout reproche, la femme (Sandrine Kiberlain) n’est pas plus attentive ou plus sociable que ces interlocuteurs, on assiste en permanence à un dialogue de sourds. Les personnes se trouvent décalés car elles sont isolées socialement. L’absence de pathos donne plus de crédibilité aux personnages et au récit.
Partant d’une idée assez folle que l’on peut être admis dans un établissement psychiatrique sans aucune raison valable, la réalisatrice signe une satire intelligente et burlesque de la société actuelle, on l’on se protège en répétant de plus en plus les petites phrases « Je sais pas » « je ne peux pas vous aider » ou encore « je fais juste mon boulot », l’originalité est devenu préjudiciable. Ici un comptable interprété par Gilbert Melki va être intrigué par un contrôle de police banal et son intérêt va le conduire en garde à vue, puis en asile psychiatrique ayant pour conséquence lourde, la perte de son travail.
Si les événements sont toujours dans la limite entre fiction et réalité, on se rend compte que le plus inquiétant est cette limite qui semble très mince. Cette ambigüité est à la fois troublante et pesante.
Cette mixité entre fiction et réalité et même poussé jusqu’au dénouement final du film puisque le personnage devra changer d’identité pour réussir à trouver un nouvel emploi.
Les scènes si simples sont-elles sont très drôles et efficaces. Elles dénotent du manque de communication et de compréhension entre deux personnes.
Emmanuelle Cuau dissèque les relations humaines, explore les comportements en montrant les différents comportements dans les différents rôles que nous tenons : client, patient, famille ou professionnels. Elle ne cherche pas à cacher la responsabilité de chacun.
Ainsi le couple n’est pas exempt de tout reproche, la femme (Sandrine Kiberlain) n’est pas plus attentive ou plus sociable que ces interlocuteurs, on assiste en permanence à un dialogue de sourds. Les personnes se trouvent décalés car elles sont isolées socialement. L’absence de pathos donne plus de crédibilité aux personnages et au récit.


