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Critique
Dans la liste quasi-sans fin des défauts qui plombe "Pars vite et reviens tard", on retiendra avant tout un scénario abracadabrantesque (Vargas n'est pas réputée pour la crédibilité de ses histoires) qui n'exploite pas toutes les portes qu'il ouvre, totalement incapable de captiver son spectateur, truffés de rebondissements attendus et de sous-intrigues inintéressantes.
A aucun moment Wargnier ne parvient à exploiter la pourtant haut potentiel de la peste, cette maladie cradingue, incroyablement crainte depuis des siécles et autour de laquel s'est développé un imaginaire collectif foisonnant et sa tentative de créer un climat malsain dans un Paris de carte postale se révèle pathétique.
On pense forcément au ratage qu'avait déjà constitué l'adaptation du roman "Les Rivières pourpres" de Grangé et on se dit que décidément les scénaristes français rament quand il s'agit de s'attaquer à un genre pourtant ultra-codifié.
Les acteurs sont quasiment tous à la rue (la sublime Linh Dan Pham mise à part) d'un José Garcia neurasthénique (le rôle du commissaire Adamsberg est pourtant moins monolithique que cela)en passant par un Michel Serrault agaçant et une Marie Gillain simplement ridicule.
Tout cela est d'une fainéantise effarante et d'un manque d'ambition flagrant, que ce soit dans la mise en scéne comme dans les choix narratifs.
Le syndrome "polar français" (causé par les différentes fictions made in Tf1 qui cartonnent de façon assez inexplicable tant elles sont, sans exception, nulles) qui semble régner sur le cinéma national est d'ailleurs résumé en une phrase, tirée du film: à la toute fin de "Pars vite et reviens tard", un des personnages blague avec Adamsberg et se réjouit d'avoir pu décrocher un rôle de flic dans une ficton... télévisuelle!
Tout est, hélas, dit...
A aucun moment Wargnier ne parvient à exploiter la pourtant haut potentiel de la peste, cette maladie cradingue, incroyablement crainte depuis des siécles et autour de laquel s'est développé un imaginaire collectif foisonnant et sa tentative de créer un climat malsain dans un Paris de carte postale se révèle pathétique.
On pense forcément au ratage qu'avait déjà constitué l'adaptation du roman "Les Rivières pourpres" de Grangé et on se dit que décidément les scénaristes français rament quand il s'agit de s'attaquer à un genre pourtant ultra-codifié.
Les acteurs sont quasiment tous à la rue (la sublime Linh Dan Pham mise à part) d'un José Garcia neurasthénique (le rôle du commissaire Adamsberg est pourtant moins monolithique que cela)en passant par un Michel Serrault agaçant et une Marie Gillain simplement ridicule.
Tout cela est d'une fainéantise effarante et d'un manque d'ambition flagrant, que ce soit dans la mise en scéne comme dans les choix narratifs.
Le syndrome "polar français" (causé par les différentes fictions made in Tf1 qui cartonnent de façon assez inexplicable tant elles sont, sans exception, nulles) qui semble régner sur le cinéma national est d'ailleurs résumé en une phrase, tirée du film: à la toute fin de "Pars vite et reviens tard", un des personnages blague avec Adamsberg et se réjouit d'avoir pu décrocher un rôle de flic dans une ficton... télévisuelle!
Tout est, hélas, dit...


