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Critique
"Le Grand appartement" apporte une nouvelle et brillante démonstration que Pascal Thomas n'occupe, hélas, pas la place qui devrait lui revenir de droit, au sein du cinéma français : une place parmi les premières, où il côtoierait par exemple son ami Jacques Rozier, dont l'univers n'est pas si éloigné du sien et qui bénéficie, lui, d'une reconnaissance bien réelle (et largement méritée, hâtons-nous de le préciser !).
Voilà un film libertaire et rafraîchissant, servi par une interprétation pleine de fantaisie : Mathieu Amalric creuse cette veine comique tendance "maboule" qu'on lui connaissait déjà chez Desplechin, Pierre Arditi compose un personnage haut en couleur, directement inspiré (on y revient !) de Rozier (que Pascal Thomas a réellement hébergé chez lui, un temps).
Mais c'est bien sûr Laetitia Casta qui constitue le meilleur atout du film. Tour à tour légère, enjouée, capricieuse, tonitruante, elle est tout simplement irrésistible ! Il faut porter au crédit de Pascal Thomas d'avoir eu l'heureuse idée d'être allé chercher Laetitia Casta pour un rôle dans lequel on aurait aussi bien pu imaginer Audrey Tautou. Casta révèle ici une véritable nature comique : on pense à la Bardot des comédies légères des années 50 ou bien à l'Adjani de "Tout feu tout flamme" de Jean-Paul Rappeneau (1982). De la première, elle a le charme naturel ; de la seconde, elle à l'énergie dévastatrice. Et quel régal de la voir faire ce pied-de-nez plus qu'audacieux à son image glamour : vous aurez beau chercher parmi les films des 30 dernières années, vous aurez beaucoup de mal à trouver une jeune comédienne qui accepte d'exhiber avec fierté des aisselles non épilées ! Casta, elle, le fait sans complexe, et en plus la scène est désopilante !
Difficile de ne pas se laisser séduire par "Le Grand appartement", par ailleurs véritable hymne à la liberté, dont on ressort l'esprit léger et plein d'enthousiasme... Et tout ça sans un gramme de mièvrerie : ne boudons donc pas ce plaisir rare !
Voilà un film libertaire et rafraîchissant, servi par une interprétation pleine de fantaisie : Mathieu Amalric creuse cette veine comique tendance "maboule" qu'on lui connaissait déjà chez Desplechin, Pierre Arditi compose un personnage haut en couleur, directement inspiré (on y revient !) de Rozier (que Pascal Thomas a réellement hébergé chez lui, un temps).
Mais c'est bien sûr Laetitia Casta qui constitue le meilleur atout du film. Tour à tour légère, enjouée, capricieuse, tonitruante, elle est tout simplement irrésistible ! Il faut porter au crédit de Pascal Thomas d'avoir eu l'heureuse idée d'être allé chercher Laetitia Casta pour un rôle dans lequel on aurait aussi bien pu imaginer Audrey Tautou. Casta révèle ici une véritable nature comique : on pense à la Bardot des comédies légères des années 50 ou bien à l'Adjani de "Tout feu tout flamme" de Jean-Paul Rappeneau (1982). De la première, elle a le charme naturel ; de la seconde, elle à l'énergie dévastatrice. Et quel régal de la voir faire ce pied-de-nez plus qu'audacieux à son image glamour : vous aurez beau chercher parmi les films des 30 dernières années, vous aurez beaucoup de mal à trouver une jeune comédienne qui accepte d'exhiber avec fierté des aisselles non épilées ! Casta, elle, le fait sans complexe, et en plus la scène est désopilante !
Difficile de ne pas se laisser séduire par "Le Grand appartement", par ailleurs véritable hymne à la liberté, dont on ressort l'esprit léger et plein d'enthousiasme... Et tout ça sans un gramme de mièvrerie : ne boudons donc pas ce plaisir rare !


