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Frontière(s)
Critique
Attendu (trop) longtemps par toute une partie du public amateur de cinéma à sensations, à grand renfort de photos de prod chocs, de messages du CSA... Frontiere(s) s'annonçait comme LE grand film de genre à la française, suivant le chemin tracé depuis un moment par haute Tension. Avec à la barre un réalisateur reconnu pour avoir assisté les grands Tsui Hark et Ringo Lam (sur leurs films les plus mineurs) ainsi que pour avoir pondu le meilleur segment de l'anthologie française "Sable Noir", le film a vite fait déchanter tout le monde, se trainant depuis une sale réputation de nanar violent, complaisant et inutile.
C'est donc avec une vraie appréhension qu'on se lance dans l'aventure et heureusement, sa mauvaise réputation n'est absolument pas justifiée.
Frontière(s) c'est un film comme on en voit que trop peu dans notre pays, un film qui va jusqu'au bout de son idée, qui ne fait aucune concession, et qui touche pile-poil son audience. Sur la forme, Xavier Gens s'est fait plaisir et nous livre une pelloche lêchée, à la mise en scène élaborée et à la photo franchement classe (enfin... l'ambiance est super crasseuse, et ça colle parfaitement au sujet). Les acteurs sont dans l'ensemble assez bons et crédibles, même si Le Bihan aurait pu faire un effort de sobriété comme le demande son rôle. le scénario est surtout un prétexte, comme souvent dans un survival, mais se permet quelques originalités bienvenues. Des cannibales nazis... Ca fait plaisir de voir un aussi mauvais goût (dans le bon sens du terme) sur écran.
Avant tout, Frontière(s) est un film de réalisateur/fan. A l'image d'un Christophe Gans, Gens déploie toute une culture de cinéma bis en l'arrangeant à sa sauce. Souvent l'hommage est un peu trop appuyé (la structure est la même que massacre à la tronçonneuse, des scènes sont ouvertement inspirées de the descent, la mouche ou même psychose. mais on ne peut qu'aprécier l'effort du réalisateur qui a réussi un film jusqu'au-boutiste, à la violence très graphique, agrémenté de vraies scènes d'action (dommage que le montage les ait un peu affaiblies) et qui a une véritable personnalité, chose rare.
On mettra de côté le pseudo-message politico-social sur le fascisme et les dernières élections françaises, inoffensif, pour prendre un plaisir malsain devant un film français couillu qui annonce de belles promesses pour le futur du cinéma de genre, en attendant Martyrs.
C'est donc avec une vraie appréhension qu'on se lance dans l'aventure et heureusement, sa mauvaise réputation n'est absolument pas justifiée.
Frontière(s) c'est un film comme on en voit que trop peu dans notre pays, un film qui va jusqu'au bout de son idée, qui ne fait aucune concession, et qui touche pile-poil son audience. Sur la forme, Xavier Gens s'est fait plaisir et nous livre une pelloche lêchée, à la mise en scène élaborée et à la photo franchement classe (enfin... l'ambiance est super crasseuse, et ça colle parfaitement au sujet). Les acteurs sont dans l'ensemble assez bons et crédibles, même si Le Bihan aurait pu faire un effort de sobriété comme le demande son rôle. le scénario est surtout un prétexte, comme souvent dans un survival, mais se permet quelques originalités bienvenues. Des cannibales nazis... Ca fait plaisir de voir un aussi mauvais goût (dans le bon sens du terme) sur écran.
Avant tout, Frontière(s) est un film de réalisateur/fan. A l'image d'un Christophe Gans, Gens déploie toute une culture de cinéma bis en l'arrangeant à sa sauce. Souvent l'hommage est un peu trop appuyé (la structure est la même que massacre à la tronçonneuse, des scènes sont ouvertement inspirées de the descent, la mouche ou même psychose. mais on ne peut qu'aprécier l'effort du réalisateur qui a réussi un film jusqu'au-boutiste, à la violence très graphique, agrémenté de vraies scènes d'action (dommage que le montage les ait un peu affaiblies) et qui a une véritable personnalité, chose rare.
On mettra de côté le pseudo-message politico-social sur le fascisme et les dernières élections françaises, inoffensif, pour prendre un plaisir malsain devant un film français couillu qui annonce de belles promesses pour le futur du cinéma de genre, en attendant Martyrs.
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