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Dante 01
Critique
Depuis un petit moment déjà, on n’entendait plus parler de Marc Caro, l’ex collaborateur de Jean-Pierre Jeunet sur Delicatessen et la Cité des enfants perdus. Le voilà de retour avec une fable d’anticipation mystico religieuse intitulée Dante 01, du nom d’un pénitencier spatial où les bagnards servent de cobayes à on ne sait trop quoi. Y est transféré un mystérieux messie qui absorbe les péchés de ses codétenus. Plutôt alléchant sur le papier, tout cela. Malheureusement, s’il s’y entend quand il est question de modeler un huis clos suffocant (graphiquement et musicalement parlant) ou de tyranniser son équipe de gueules cassées (de qui il a exigé qu’ils n’aient plus un poil sur le caillou), monsieur Caro s’est totalement manqué dans le développement d’une intrigue pseudo philosophique pompeuse à souhait (dont il est l’auteur) qui ne sait ni d’où elle vient ni où elle va. Déjà enlisé dans ragoût narratif indigeste, il noie pour de bon cet effort de SF à la française dans une mise en scène bien dégueulasse et un jeu outré approximatif (seuls un Lambert Wilson quasi muet et à fleur de peau et un François Levantal complètement psychopathe surnagent). Incompréhensible et imbuvable. Bref, fiasco sur toute la ligne.


