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Les Amours d'Astrée et de Céladon
Amours d'Astrée et de Céladon (Les), France, Espagne, Italie, 2007
Critique
Bon alors voilà le "dernier" Rohmer !
Le cinéphile intellectuel se doit d'aller le voir comme il va voir une pièce de Molière ou Racine qu'il faut avoir connu s'il ne veut pas vivre et mourir idiot. Il en va ainsi de cette fichue Culture Classique et Officielle que l'on se doit d'ingurgiter depuis toujours pour paraître normalement éduqué. Et le dilemne continue encore maintenant avec cet Art immensément populaire qu'est le cinéma... Marre des obligations.
Pourquoi ce préambule un brin anarchiste ? L'idée de se taper une bonne tranche de cinéma littéraire et théâtral, loin de tout le tintamarre sonore et visuel du spectacle commercial que l'on ingurgite habituellement, fait frémir et soupirer d'avance. Surtout si l'on connaît (et porte crédit à) la réputation du cinéaste et de son univers statique dans lequel règnent des comédiens inconnus cadrés par des plans fixes interminables.
Alors donc, après vérification : le "dernier" Rohmer est beau... mais chiant ; intéressant... mais trop long ; bien écrit... mais trop bavard ; etc...
Rien de bien surprenant donc. On y trouve tout ce qui fait les délices d'un film raffiné et subtil dans ce qu'il a de plus attendu. On se sent par moment largué devant tant de soin à dérouler une intrigue aux répliques très classiques (un amour partagé mais contrarié) sur une durée d'un peu plus d'une heure quarante-cinq alors qu'elle aurait gagné à durer moins longtemps.
Heureusement les oiseaux remplissent l'espace sonore de leurs gazouillis et les paysages sont suffisamment exploités pour donner l'envie de sortir prendre l'air au vert, histoire de se sentir proche des bergers et bergères gaulois représentés façon XVIIe siècle.
Si le coeur vous en dit, n'hésitez-pas à vous confronter à l'ennuyeuse joliesse du "dernier" Rohmer...
Le cinéphile intellectuel se doit d'aller le voir comme il va voir une pièce de Molière ou Racine qu'il faut avoir connu s'il ne veut pas vivre et mourir idiot. Il en va ainsi de cette fichue Culture Classique et Officielle que l'on se doit d'ingurgiter depuis toujours pour paraître normalement éduqué. Et le dilemne continue encore maintenant avec cet Art immensément populaire qu'est le cinéma... Marre des obligations.
Pourquoi ce préambule un brin anarchiste ? L'idée de se taper une bonne tranche de cinéma littéraire et théâtral, loin de tout le tintamarre sonore et visuel du spectacle commercial que l'on ingurgite habituellement, fait frémir et soupirer d'avance. Surtout si l'on connaît (et porte crédit à) la réputation du cinéaste et de son univers statique dans lequel règnent des comédiens inconnus cadrés par des plans fixes interminables.
Alors donc, après vérification : le "dernier" Rohmer est beau... mais chiant ; intéressant... mais trop long ; bien écrit... mais trop bavard ; etc...
Rien de bien surprenant donc. On y trouve tout ce qui fait les délices d'un film raffiné et subtil dans ce qu'il a de plus attendu. On se sent par moment largué devant tant de soin à dérouler une intrigue aux répliques très classiques (un amour partagé mais contrarié) sur une durée d'un peu plus d'une heure quarante-cinq alors qu'elle aurait gagné à durer moins longtemps.
Heureusement les oiseaux remplissent l'espace sonore de leurs gazouillis et les paysages sont suffisamment exploités pour donner l'envie de sortir prendre l'air au vert, histoire de se sentir proche des bergers et bergères gaulois représentés façon XVIIe siècle.
Si le coeur vous en dit, n'hésitez-pas à vous confronter à l'ennuyeuse joliesse du "dernier" Rohmer...


