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Fragile(s)
Critique
Depuis un moment, le film choral est revenu à la mode. Récemment, l’ennuyeux et raté Ma place au soleil prouvait qu’en France, contrairement aux Etats-Unis (Magnolia pour n’en citer qu’un !) ce genre n’est pas le plus maîtrisé. Fragile(s) ne déroge pas à la règle : ce n’est pas un chef d’œuvre. Cependant, il y a suffisamment de sincérité dans la démarche et le propos pour que le film arrive souvent à émouvoir. Les histoires respectives des personnages s’entrecroisent avec une vague réflexion sur le hasard des coïncidences et le destin; et pour une fois, aucun des récits ne prend le pas sur l’autre. En revanche, et c’est vraiment dommage, le rythme est lent et le film perd de son ardeur à de nombreuses reprises.
Sur une excellente bande originale aux accents rock, le réalisateur tente d’insuffler un peu d’audace à sa mise en scène. Il y arrive…parfois. Un père marqué par le deuil, une junkie sur la voie de la rédemption, un flic dont la femme est dans le coma, un réalisateur blasé et deux copines en voyage au Portugal vont se croiser, se rencontrer, se connaître. C’est souvent joli, touchant, mignon et les intentions sont bonnes et peu gonflées d’une prétention habituellement intrinsèque au cinéma français intello-dramatique. Le problème c’est que Fragile(s) porte bien son nom. Il lui manque une force, une solidité artistique, un véritable point de vue sur les choses. Reste la fraîcheur de l’ensemble et l’interprétation des comédiens (Jacques Gamblin et Sara Martins en tête) qui méritent le coup d’œil.
Sur une excellente bande originale aux accents rock, le réalisateur tente d’insuffler un peu d’audace à sa mise en scène. Il y arrive…parfois. Un père marqué par le deuil, une junkie sur la voie de la rédemption, un flic dont la femme est dans le coma, un réalisateur blasé et deux copines en voyage au Portugal vont se croiser, se rencontrer, se connaître. C’est souvent joli, touchant, mignon et les intentions sont bonnes et peu gonflées d’une prétention habituellement intrinsèque au cinéma français intello-dramatique. Le problème c’est que Fragile(s) porte bien son nom. Il lui manque une force, une solidité artistique, un véritable point de vue sur les choses. Reste la fraîcheur de l’ensemble et l’interprétation des comédiens (Jacques Gamblin et Sara Martins en tête) qui méritent le coup d’œil.


