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Boarding gate
Critique
Assayas est de ces cinéastes que l’on aimerait aimer. Parce qu’il prend des risques tout d’abord. Le film de genre est moribond en France, à part quelques polars tirés de best-sellers, donc sans grands risques, mais pourtant Assayas s’y colle depuis quelques films. Parce qu’il est un excellent critique aussi. Quelques papiers écrits pour les Cahiers du Cinéma, notamment sur le cinéma US, méritent nos louanges. On aimerait l’aimer mais c’est parfois un peu difficile.
Boarding Gate mélange les genres, c’est une constante chez Assayas ces dernières années. Ici sur une trame de thriller, Asia Argento traquée par une mafia, se greffent les fantasmes du réalisateur, de longues séquences de dialogues, filmées caméra à l’épaule. On pourrait appeler ça du thriller d’auteur, au résultat inégal qui semble cohérent dans son ensemble, le film se regarde agréablement, sans déplaisir, mais dont les incursions dans l’extrême échouent. Les séquences de gunfights n’apportent rien de nouveau au genre, et les délires vaguement SM provoquent plutôt l’ennui. C’est quand Assayas filme ses acteurs simplement qu’il réussit le mieux, mais quand il sort de l’ordinaire, quelque chose manque.
Assayas a également ceci de plaisant qu’il est on ne peut plus ouvert sur le monde, ses critiques l’annonçaient déjà, et ses castings le confirment. Assayas bouge, dans sa mise en scène, dans ses lieux de tournage, dans son équipe. Une actrice italienne, un acteur américain, des seconds rôles asiatiques, Assayas aime le monde et il arrive à nous faire partager cette passion avec brio.
Boarding Gate continue de susciter notre intérêt pour Assayas, tout en étant insuffisant pour le faire entrer définitivement au panthéon des grands cinéastes français.
Boarding Gate mélange les genres, c’est une constante chez Assayas ces dernières années. Ici sur une trame de thriller, Asia Argento traquée par une mafia, se greffent les fantasmes du réalisateur, de longues séquences de dialogues, filmées caméra à l’épaule. On pourrait appeler ça du thriller d’auteur, au résultat inégal qui semble cohérent dans son ensemble, le film se regarde agréablement, sans déplaisir, mais dont les incursions dans l’extrême échouent. Les séquences de gunfights n’apportent rien de nouveau au genre, et les délires vaguement SM provoquent plutôt l’ennui. C’est quand Assayas filme ses acteurs simplement qu’il réussit le mieux, mais quand il sort de l’ordinaire, quelque chose manque.
Assayas a également ceci de plaisant qu’il est on ne peut plus ouvert sur le monde, ses critiques l’annonçaient déjà, et ses castings le confirment. Assayas bouge, dans sa mise en scène, dans ses lieux de tournage, dans son équipe. Une actrice italienne, un acteur américain, des seconds rôles asiatiques, Assayas aime le monde et il arrive à nous faire partager cette passion avec brio.
Boarding Gate continue de susciter notre intérêt pour Assayas, tout en étant insuffisant pour le faire entrer définitivement au panthéon des grands cinéastes français.


