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Critique
"3h10 pour Yuma" est un film réjouissant, un putain de western d'exploitation en décalage complet avec les productions du genre de ces vingt dernières années, solennelles au point d'être parfois très chiantes pour le spectateur, et surtout assez peu immersives. Et si le côté psychologique est bel et bien présent (la solitude des lonesome cowboys est assez finement imagée lors de la présentation du personnage de Russell Crowe : tout est dit en trois plans), l'essentiel du film de James Mangold ne réside pas là.
Car ce qui fait profondément bander le fan de western à la vision de ces "3h10 pour Yuma", ce sont avant tout les différents excès qui le parsèment, et qui en font un lointain cousin des westerns spaghetti des années 70. Lors de l'attaque de la diligence qui ouvre le métrage, la poudre parle, le sang gicle abondamment, et un cavalier se fait littéralement exploser; par la suite, on est tétanisé par les éclairs de violence que l'on doit au personnage de Russell Crowe, un psychopathe borderline qui explose la tronche d'un de membres de son escorte à coups de pierre... Et surtout, le film s'achève sur trente minutes époustouflantes de gunfights à travers les rues de Contention : un pur kiff.
Ajoutons à celà une mise en scène brillante, notamment dans sa description ultra-précise des différents lieux du film, un caméo de Luke Wilson et des dialogues assez percutants ("Les tueurs aussi aiment leur maman"), et on obtient un western attachant et maîtrisé, même pas gâché par le fait que ce truand de Russell Crowe passe trop rapidement à l'écran de l'état de bête sauvage à celui d'homme d'honneur.
Car ce qui fait profondément bander le fan de western à la vision de ces "3h10 pour Yuma", ce sont avant tout les différents excès qui le parsèment, et qui en font un lointain cousin des westerns spaghetti des années 70. Lors de l'attaque de la diligence qui ouvre le métrage, la poudre parle, le sang gicle abondamment, et un cavalier se fait littéralement exploser; par la suite, on est tétanisé par les éclairs de violence que l'on doit au personnage de Russell Crowe, un psychopathe borderline qui explose la tronche d'un de membres de son escorte à coups de pierre... Et surtout, le film s'achève sur trente minutes époustouflantes de gunfights à travers les rues de Contention : un pur kiff.
Ajoutons à celà une mise en scène brillante, notamment dans sa description ultra-précise des différents lieux du film, un caméo de Luke Wilson et des dialogues assez percutants ("Les tueurs aussi aiment leur maman"), et on obtient un western attachant et maîtrisé, même pas gâché par le fait que ce truand de Russell Crowe passe trop rapidement à l'écran de l'état de bête sauvage à celui d'homme d'honneur.


