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Critique
Réalisateur éclectique et artisan compétent, James Mangold s'essaie aujourd'hui au western (après sa variation Copland) et signe un film démontrant que le genre ne mourra pas tant que des cinéastes l'aborderont avec respect et talent.
Le classicisme de 3h10 pour Yuma est sans doute sa plus grande force avec son récit linéaire et direct, sans fioritures, qui tourne autour de la confrontation des deux grandes figures du western. Russell Crowe en bad guy impose le charisme et le magnétisme qu'on lui connait alors que Bale est impérial dans un rôle plus ambigüe qu'il n'y parait. Leur relation et l'évolution psychologique qu'elle induit est le cœur d'un scénario bien mené qui convoque habilement les codes du genre. Par ailleurs son apparente morale ne cache pas une noirceur et une vision pessimiste décidément de mise dans le cinéma US quand il revisite ses propres mythologies.
Bien sûr qui dit western, dit flingues et question spectacle Mangold prouve sa capacité à s'adapter au genre qu'il aborde et se fait ici d'une grande efficacité. Ses séquences d'action sont carrées et brut de décoffrage, la bande son donnant même une belle intensité au gunfight final, sentiment accru par les valeurs de détermination, de loyauté véhiculées par le film qui trouvent ici leur apogée alors que les deux hommes se retrouvent face à eux mêmes.
Avec sa mise en scène sobre et maîtrisée, 3h10 pour Yuma a la forme du divertissement solide, fait à l'ancienne qui ravira les amateurs d'ambiance virile et poussiéreuse.
Le classicisme de 3h10 pour Yuma est sans doute sa plus grande force avec son récit linéaire et direct, sans fioritures, qui tourne autour de la confrontation des deux grandes figures du western. Russell Crowe en bad guy impose le charisme et le magnétisme qu'on lui connait alors que Bale est impérial dans un rôle plus ambigüe qu'il n'y parait. Leur relation et l'évolution psychologique qu'elle induit est le cœur d'un scénario bien mené qui convoque habilement les codes du genre. Par ailleurs son apparente morale ne cache pas une noirceur et une vision pessimiste décidément de mise dans le cinéma US quand il revisite ses propres mythologies.
Bien sûr qui dit western, dit flingues et question spectacle Mangold prouve sa capacité à s'adapter au genre qu'il aborde et se fait ici d'une grande efficacité. Ses séquences d'action sont carrées et brut de décoffrage, la bande son donnant même une belle intensité au gunfight final, sentiment accru par les valeurs de détermination, de loyauté véhiculées par le film qui trouvent ici leur apogée alors que les deux hommes se retrouvent face à eux mêmes.
Avec sa mise en scène sobre et maîtrisée, 3h10 pour Yuma a la forme du divertissement solide, fait à l'ancienne qui ravira les amateurs d'ambiance virile et poussiéreuse.

