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Critique
Le remake de "3:10 to Yuma" par James Mangold s’inscrit dans une récente nouvelle vague de westerns qui n’atteint malheureusement pas nos salles envahies de blockbusters et autres films d’horreur, à l’exception du récent "Jesse James". Et c’est fort dommage puisque sans atteindre le niveau de ce dernier, on tient là tout de même un très efficace divertissement à l’ancienne, dont le cinéma de studio abreuvé de SFX et de marketing manque cruellement.
"3:10 to Yuma" conte la confrontation des deux classiques figures de l’Ouest américain, le mythique hors-la-loi et le fermier, cow-boy rangé des violentes affaires qui régissent encore une période en plein bouleversement civilisationnel. D’un côté, Russel Crowe, avec son air bourru habituel, incarne un bandit badass convaincant, personnification d’un mal séduisant. Face à lui, Christian Bale dévoile une fois de plus l’étendue de son talent dans un rôle certes plus enclin à une fine interprétation. Mangold tire le meilleur parti de ses deux stars, et construit son récit de manière solide, sans fioritures esthétiques, échappées contemplatives ou réflexion post-moderne auxquelles le genre s’adonne volontiers ces derniers temps. Comme il l’a déjà démontré par le passé il livre un travail si ce n’est d’auteur du moins d’artisan doué maîtrisant le genre. La course poursuite se double d’une touchante histoire de filiation et "3:10 to Yuma" réserve son lot de gueules burinées, de chevauchées, ainsi que d’attaque de diligence et de fusillades rondement menées.
Un temps porté pour mort, le western demeure l’un des rares genres à évoluer au sein d’Hollywood en dehors des modes et des concessions marketing. Espérons que son insuccès en salles, et la frilosité de nos distributeurs, ne l’enterreront pas prématurément, avant que des œuvres du même calibre que ce "3:10 to Yuma" n’aient atteint leur cible et dévoilé toutes les belles cartouches encore en réserve.
"3:10 to Yuma" conte la confrontation des deux classiques figures de l’Ouest américain, le mythique hors-la-loi et le fermier, cow-boy rangé des violentes affaires qui régissent encore une période en plein bouleversement civilisationnel. D’un côté, Russel Crowe, avec son air bourru habituel, incarne un bandit badass convaincant, personnification d’un mal séduisant. Face à lui, Christian Bale dévoile une fois de plus l’étendue de son talent dans un rôle certes plus enclin à une fine interprétation. Mangold tire le meilleur parti de ses deux stars, et construit son récit de manière solide, sans fioritures esthétiques, échappées contemplatives ou réflexion post-moderne auxquelles le genre s’adonne volontiers ces derniers temps. Comme il l’a déjà démontré par le passé il livre un travail si ce n’est d’auteur du moins d’artisan doué maîtrisant le genre. La course poursuite se double d’une touchante histoire de filiation et "3:10 to Yuma" réserve son lot de gueules burinées, de chevauchées, ainsi que d’attaque de diligence et de fusillades rondement menées.
Un temps porté pour mort, le western demeure l’un des rares genres à évoluer au sein d’Hollywood en dehors des modes et des concessions marketing. Espérons que son insuccès en salles, et la frilosité de nos distributeurs, ne l’enterreront pas prématurément, avant que des œuvres du même calibre que ce "3:10 to Yuma" n’aient atteint leur cible et dévoilé toutes les belles cartouches encore en réserve.

