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Pardonnez-moi
Critique
Pardonnez-la, pardonnez-la, encore faut-il le pouvoir ! Il est certes toujours fort plaisant de contempler l’hypertrophie de certains ego comme le disait si élégamment Claude à propos de Ségolène. Il n’empêche : voir la presse autorisée et reconnue prise en flagrant délit d’onanisme cérébral sur le premier film de Maïwenn laisse songeur. Pardonnez-moi, digne héritier d’À nos amours et Festen ? Et pourquoi pas Christine Angot écrivain pendant qu’on y est ? Il y avait dans les Pialat les plus ouvertement autobiographiques une recherche froide, quasi clinique de la vérité, doublée d’un regard terriblement lucide sur les êtres humains et la violence, tantôt insidieuse, tantôt frontale, de leurs rapports ; quand Vinterberg captait avec force véracité le tumulte de la vie en famille avant la résurgence du secret trop lourd à porter.
Au milieu de tout ça, Maïwenn recycle son fond de commerce enfantin, la vengeance à retardement de la progéniture sur le corps parental, en espérant, la bouche en cœur, que sa seule et indubitable sincérité va aider à faire passer la tonne de racolage nombriliste de Pardonnez-moi. La jeune cinéaste a beau se réclamer de la portée universelle de nos histoires les plus intimes (ce qui est tout à fait vrai), le décalage entre son envie d’en imposer (ouah ! le film dans le film, quelle originalité !) et son résultat miteux, mélange dégénéré de Confessions intimes et Y’a que la vérité qui compte prête bien évidemment à ricaner, la bouche pleine de pop-corn caramélisés. En lieu et place de Jennifer la-pintade-niçoise et Jacky le-roi-du-tuning-dans-le-bassin-minier, de la star lelouchienne en décrépitude venue prêter main forte à Maïwenn dans sa thérapie filmique. Par son talent, seul Pascal Greggory parvient à donner une profondeur inattendue à son rôle de géniteur monstrueux et à se maintenir la tête hors de l’eau. Le reste de la distribution et nous, pauvres spectateurs, buvons ad nauseam cette prétention auto-centrée à faire passer le plus hystérique des Zulawski pour la quintessence de l’austérité Bressonienne.
Si, d’ordinaire, Maïwenn récidivait au cinéma, on ne saurait trop lui conseiller le choix d’un titre plus en rapport avec la tonalité générale… Regardez-moi, « Centre du monde » attitude, ou Un nombril nommé Vortex par exemple. Ce serait toujours aussi pénible mais, au moins, on n’éprouverait pas cette désagréable sensation d’être pris en traître.
Au milieu de tout ça, Maïwenn recycle son fond de commerce enfantin, la vengeance à retardement de la progéniture sur le corps parental, en espérant, la bouche en cœur, que sa seule et indubitable sincérité va aider à faire passer la tonne de racolage nombriliste de Pardonnez-moi. La jeune cinéaste a beau se réclamer de la portée universelle de nos histoires les plus intimes (ce qui est tout à fait vrai), le décalage entre son envie d’en imposer (ouah ! le film dans le film, quelle originalité !) et son résultat miteux, mélange dégénéré de Confessions intimes et Y’a que la vérité qui compte prête bien évidemment à ricaner, la bouche pleine de pop-corn caramélisés. En lieu et place de Jennifer la-pintade-niçoise et Jacky le-roi-du-tuning-dans-le-bassin-minier, de la star lelouchienne en décrépitude venue prêter main forte à Maïwenn dans sa thérapie filmique. Par son talent, seul Pascal Greggory parvient à donner une profondeur inattendue à son rôle de géniteur monstrueux et à se maintenir la tête hors de l’eau. Le reste de la distribution et nous, pauvres spectateurs, buvons ad nauseam cette prétention auto-centrée à faire passer le plus hystérique des Zulawski pour la quintessence de l’austérité Bressonienne.
Si, d’ordinaire, Maïwenn récidivait au cinéma, on ne saurait trop lui conseiller le choix d’un titre plus en rapport avec la tonalité générale… Regardez-moi, « Centre du monde » attitude, ou Un nombril nommé Vortex par exemple. Ce serait toujours aussi pénible mais, au moins, on n’éprouverait pas cette désagréable sensation d’être pris en traître.
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