Fog

Fog (The)




10 aoû. 2004 Par Sébastien de Sainte Croix Star Rating 8

 

Le quatrième film de John Carpenter se présente comme un hommage affirmé aux grands classiques de l'horreur. L'ouverture de Fog se fait par les mots d'un vieux marin racontant une histoire de malédiction ancestrale à un auditoire constitué d'enfants (à noter que l'anecdote sera reprise à la fin du Snake eyes de Brian De Palma, les fantômes en moins). Après une longue exposition des lieux durant le générique, c'est Carpenter lui-même qui vient mettre la touche finale à l'ambiance en allumant des bougies dans le presbytère de l'église, avant que le prêtre ne découvre à son tour la malédiction par le biais du carnet de bord des pirates fantômes : nouvelle inscription du récit, après la traditon orale, cette fois dans la tradition de l'écrit. Le réalisateur n'a plus qu'à rejoindre sa place derrière la caméra, afin de nous livrer sa version des faits, déjà énoncés à deux reprises, cette fois-ci par l'image.

Le film, riche en séquences chocs, n'en oublie pas moins de privilégier une ambiance fantastique, accumulant les plans « vides » d'attente sur une bande sonore parfaite mélangeant musique et ambiance ( les cornes de brume ) : comme quoi, un bon mono vaut toujours mieux qu'un mixage multicanal tonitruant et vide de sens. Fidèle à ses classiques, Carpenter convoque un casting hétéroclyte mélangeant nouvelle (Jamie Lee Curtis, fille de Janet) et vieille star (Janet Leigh, mère de Jamie, Hal Holbrook ) dans un décor mythique : Bodega Bay, où Hitchcock avait tourné Les Oiseaux.

Dans cette sombre histoire de malédiction, les responsables ne sont pas tant les fantômes pirates du capitaine Blake (incarné par le tout jeune Rob Bottin, responsable des maquillages) que leur victimes : les petits-enfants de ceux qui les ont trompés et pillés par le passé. Les enfants vont donc payer pour les crimes de leurs enfants. La ville d'Antonio Bay s'est en effet édifiée sur le meurtre d'innocents attirés sur les récifs par un feu trompeur, et le pillage de leur or par les colons fondateurs de la colonie, sous le silence bienveillant de l'Église. Les fantômes sont là pour réveiller violemment les consciences et secouer l'édification de la colonie : une croix en or encastrée dans les fondements de l'église. Le message est clair : la fondation de l'Amérique repose sur le meutre, le pillage et le mensonge, pour reprendre une des répliques les plus connues de L'Homme qui tua Liberty Valence, de John Ford : « Si la légende est plus belle que la vérité, imprimons la légende ». De ce message naît toute la force du film.



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Francis Moury :

Star Rating 9

Laurent Pécha :

Star Rating 9
Trop souvent oublié dans les Å“uvres phares du maître, Fog est un amour de film d’horreur old school…ceux qui savent faire peur avec une économie de moyens bluffante.

Flavien Bellevue :

Star Rating 8

Ilan Ferry :

Star Rating 8

Patrick Antona :

Star Rating 8

Stéphane Argentin :

Star Rating 7

Sandy Gillet :

Star Rating 7

Vincent Julé :

Star Rating 7


La Rédaction01/11/2004 01:00 par La Rédaction

Fog

Vous pouvez discuter ici du film Fog. Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-573.php LIRE LA SUITE

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