Iron Man

Iron Man

VOTRE NOTE: HateStar RatingLove



21 mai. 2008 Par limubai Star Rating 8
Marvel a retenu la leçon du passé. Il était temps. Trop de ses publications ont donné lieu à une tambouille cinéma sans relief. Dorénavant, la société produit elle-même l’adaptation grand écran de ses BD. Malgré ces bonnes intentions, faire d’Iron Man un bon divertissement restait un véritable défi. Pour que ce blockbuster-là soit différent et réussi, il fallait un bon scénario. A ce niveau, un véritable travail a été effectué, même si l’écriture n’évite nullement l’aspect manichéen du comic book de Stan Lee. Surtout, un soin évident a été apporté au profil des personnages. En particulier à celui de Tony Stark, petit génie de la bidouille devenu roi de l’industrie de l’armement. Depuis tout gamin, il invente, encore et encore. Jusqu’à devenir, comme papa, un multi millionnaire rock’n’roll, drôle, habillé chic. Un mec cool qui vit à cent à l’heure, boit, joue et baise du top model à tout va. Mais il est un grand égocentrique. Et finalement, son existence est vide. Il en prend enfin conscience, en Afghanistan, quand un des obus qu’il produit en série manque de lui ôter la vie. En captivité, il se découvre une âme.

Sur le chemin de la rédemption, le marchand de mort volera désormais au secours de la veuve et l’orphelin. Evoluant avec beaucoup de fantaisie et d’élégance, malgré la lourde carapace qu’il revêt pour s’en aller fesser les méchants, Robert Downey Junior incarne avec jubilation ce Frankenstein contemporain. Véritable atout du show, il apporte une vraie densité à son personnage dont il traduit subtilement l'évolution. Majordome de charme, la jolie Gwyneth Paltrow, teinte en rousse, l’accompagne avec drôlerie et participe activement à l’édification du mythe. En bad guy qui surgit sur le tard, Jeff Bridges complète l’affiche. Il fait au final un salaud assez fade mais la faute est habilement gommée par un dénouement placé sous le signe de la haute voltige et d’une pyrotechnie littéralement sidérante. A la baguette, Jon Favereau, faiseur venu du circuit indépendant, a conservé sagement la castagne façon Michael Bay pour l’épilogue. Il a judicieusement construit tout son film sur l’ironie de situation et la mutation de son héros. On lui souhaite de confirmer son potentiel dans un numéro 2 dont la fabrication coule de source.


LIENS SPONSORISES

PHOTOS DU FILM

  Voir le photo  

  Voir le photo  

  Voir le photo  

PLUS DE PHOTOS

PARTAGER

En parler sur Facebook Voter pour cet article sur Wikio



Stéphane Argentin :

Star Rating 8

Louisa Amara :

Star Rating 8

Laurent Pécha :

Star Rating 8

Patrick Antona :

Star Rating 8

Didier Verdurand :

Star Rating 7

Vincent Julé :

Star Rating 7

Julien Foussereau :

Star Rating 7

Bruno Laurent :

Star Rating 7

Flavien Bellevue :

Star Rating 7

Ilan Ferry :

Star Rating 7

Sandy Gillet :

Star Rating 7

Tonton BDM :

Star Rating 6
Le principal problème d’”Iron Man” est son scénar un peu trop bateau : même sans connaître le personnage, le film s’avère beaucoup trop prévisible, et cela gâche un peu le plaisir ressenti durant la vision du métrage. “Iron Man” ne parvient jamais à surprendre le spectateur, et parvient même à l’agacer par moments, étant donné [...]


DJ Fest26/04/2011 10:42 par DJ Fest

Revu et c’est toujours aussi agréable à suivre. Par contre, si on pardonne volontiers au film son faible quota d’action parce qu’il narre les origines du héros (le rythme est finalement pas mal géré), impossible d’en faire autant avec sa suite bavarde et torchée par dessus la jambe (à l’exception [...] LIRE LA SUITE
Dr. GERO25/04/2011 22:55 par Dr. GERO

Je dois être le dernier lecteur d’EL à voir ce film et je comprends pourquoi vous l’avez, pour la plupart, trouvé plus soigné que la plupart des adaptations Marvel. Sous certains aspects, le trouve même plus réussi que les Batman de Nolan. LIRE LA SUITE
perfo24/04/2009 15:09 par perfo

Je dépoussière un topic d’un autre temps pour dire à quel point j’ai trouvé ce film repoussant. Je dois avoir définitivement perdu de mon innocence. Stark donc, PDG, playboy et multimillionnaire, enfermé dans une cave, qui crée, sous la surveillance de ses geôliers une armure ? Nan, autant çà passe à 12 [...] LIRE LA SUITE

À ne pas manquer

Newsletter