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Critique
Il faut des nerfs d'acier, un sang froid à toute épreuve, un self-control au delà de toute mesure, pour supporter sans s'agaçer la vision de "The Marine". Parce que là où l'on attendait un sympathique film d'action bourrin et vaguement cool, il s'avère que l'on se retrouve devant un actioner de gros beauf, un truc tellement réac et nauséabond que l'on n'arrive même plus à s'en amuser. Il faut le voir pour le croire : là où des productions Besson décérébrées arrivent à pleinement remplir leur contrat malgré un côté frime et très beauf, "The Marine" ne parvient qu'à provoquer la nausée.
Déjà, les auteurs de cette bouse n'ont pas su opter pour le second degré malin d'un "Commando", et malgré quelques tentatives de vannes lamentables, le film reste dans une optique 100% premier degré, et donc se révèle rapidement complètement ridicule. D'autant plus que le métrage est construit n'importe comment : pour preuve, lors d'une scène surréaliste, un des malfrats raconte -au bord des larmes- qu'il s'est fait violer alors qu'il était ado : en réaction, ses sbires se marrent et en fond sonore, on entend le début du duel de banjos de "Delivrance".
Ajoutons à celà quelques lignes ouvertement homophobes, des méchants absolument ringards et pas charismatiques pour deux sous (Robert Patrick en bouffi impitoyable, le genre "tellement méchant qu'il tuerait de sang froid sa femme si elle laissait le tube de dentifrice ouvert" popularisé par le cinéma de Besson), des scènes d'action nazes et/ou surdécoupées (c'est facile, les scènes de baston sont quasiment toutes illisibles, et en ce qui concerne les décors, tout explose tout le temps) et nous obtenons le film d'action pourri par excellence, cent coudées en dessous d'un "Tolérance Zéro" ou d'un "Bienvenue dans la jungle" (pour ne citer que deux métrages avec un catcheur inside).
Déjà, les auteurs de cette bouse n'ont pas su opter pour le second degré malin d'un "Commando", et malgré quelques tentatives de vannes lamentables, le film reste dans une optique 100% premier degré, et donc se révèle rapidement complètement ridicule. D'autant plus que le métrage est construit n'importe comment : pour preuve, lors d'une scène surréaliste, un des malfrats raconte -au bord des larmes- qu'il s'est fait violer alors qu'il était ado : en réaction, ses sbires se marrent et en fond sonore, on entend le début du duel de banjos de "Delivrance".
Ajoutons à celà quelques lignes ouvertement homophobes, des méchants absolument ringards et pas charismatiques pour deux sous (Robert Patrick en bouffi impitoyable, le genre "tellement méchant qu'il tuerait de sang froid sa femme si elle laissait le tube de dentifrice ouvert" popularisé par le cinéma de Besson), des scènes d'action nazes et/ou surdécoupées (c'est facile, les scènes de baston sont quasiment toutes illisibles, et en ce qui concerne les décors, tout explose tout le temps) et nous obtenons le film d'action pourri par excellence, cent coudées en dessous d'un "Tolérance Zéro" ou d'un "Bienvenue dans la jungle" (pour ne citer que deux métrages avec un catcheur inside).


