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Critique
Marquant les débuts hollywoodiens du cinéaste anglais Roger Michell, remarqué pour son "Coup de foudre à Nothing Hill", "Dérapages incontrôlés" débute sur des bases ambitieuses: l'opposition entre deux hommes que tout oppose et qui ont tout perdu dans leur première rencontre, sous la forme d'un accrochage automobile sans gravité physique, mais responsable d'un retard dommageable pour eux. "Dérapages incontrôlés" évoque l'incommunicabilité inhérente aux grandes villes, l'absence de compromis, la profonde bêtise de la vengeance aveugle et des décisions à l'emporte-pièce.
Hélas, le gros problème de "Dérapages incontrôlés" c'est le fait que le film de Michell ne va jamais au-delà de ses belles promesses, se contentant de survoler sa thématique, d'enchaîner les séquences d'opposition sans finalités, pour au final tourner très rapidement en rond et se résumer à une fainéante errance de deux hommes au bout du rouleau dans une ville américaine tentaculaire et étouffante, dérive qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle du film "Chute libre" de Joel Schumacher...
De son côté, Roger Michell peine à convaincre dans les scènes d'action et ne parvient pas à régulièrement relancer le rythme de son film, à le sortir du train-train sclérosant dans lequel il s'embourbe.
L'incapacité de Ben Affleck à incarner de façon charismatique et mémorable un golden boy en plein doute, tiraillée entre vengeance et remords, n'est probablement pas étrangère au déficit d'immersion du spectateur dans le film, la rigidité et l'antipathie du personnage de Samuel L. Jackson également. Dommage également pour la galerie de seconds rôles, absolument réjouissante (William Hurt, Sydney Pollack, Toni Collette, Amanda Peet terrifiante de cynisme, Dylan Baker, excusez du peu...) et totalement sous-exploitée.
A l'image de son happy-end convenu et décevant (choisi après que les spectateurs des projections-tests aient peu apprécié une séquence finale beaucoup plus pessimiste), "Dérapages incontrôlés" est une désillusion, à la fois film faussement subversif et divertissement de piètre qualité.
Hélas, le gros problème de "Dérapages incontrôlés" c'est le fait que le film de Michell ne va jamais au-delà de ses belles promesses, se contentant de survoler sa thématique, d'enchaîner les séquences d'opposition sans finalités, pour au final tourner très rapidement en rond et se résumer à une fainéante errance de deux hommes au bout du rouleau dans une ville américaine tentaculaire et étouffante, dérive qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle du film "Chute libre" de Joel Schumacher...
De son côté, Roger Michell peine à convaincre dans les scènes d'action et ne parvient pas à régulièrement relancer le rythme de son film, à le sortir du train-train sclérosant dans lequel il s'embourbe.
L'incapacité de Ben Affleck à incarner de façon charismatique et mémorable un golden boy en plein doute, tiraillée entre vengeance et remords, n'est probablement pas étrangère au déficit d'immersion du spectateur dans le film, la rigidité et l'antipathie du personnage de Samuel L. Jackson également. Dommage également pour la galerie de seconds rôles, absolument réjouissante (William Hurt, Sydney Pollack, Toni Collette, Amanda Peet terrifiante de cynisme, Dylan Baker, excusez du peu...) et totalement sous-exploitée.
A l'image de son happy-end convenu et décevant (choisi après que les spectateurs des projections-tests aient peu apprécié une séquence finale beaucoup plus pessimiste), "Dérapages incontrôlés" est une désillusion, à la fois film faussement subversif et divertissement de piètre qualité.


