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Critique
Que pouvais donc avoir Joe Carnahan de mieux a faire que de placer ses cameras sur Tom Cruise et de signer avec Mission Impossible III son entrée dans la cour des grands?
Assurément un projet très personnel, moins formate et ou, sans ego a flatter, le réalisateur pourrait donner libre cours a son art.
La déception Smoking Aces est proportionnelle à l’attente suscitée :
Tout ce qui faisait le charme du coup d’essai Narc (images poisseuses, scénario ultra sombre et sobre interprétation) a aujourd’hui disparu de l’écran, faisant place à un X ieme film de gangsters au scénario foutraque sur fond de débauche formelle.
Impossible de trouver un gramme d’originalité dans cette histoire d’assassins lancés a l’assaut d’un hôtel ou un ex-magicien véreux de Las Vegas attend son heure pour dénoncer des pointures de la pègre au F.B.I.
C’est donc par le menu une bonne demie heure d’exposition avant le feu d’artifice annoncé, maîtrisé mais sans réel enjeu, dans un décors de carton-pâte et un assourdissant vacarme.
Si images acidulées, trucages numériques, ralentis, accélères, gros plans, montage musclé et musique pulsant les décibels à la pelle répondent présent, option « la forme sur le fond » oblige, la parodie tourne court et l’on quitte rapidement le domaine de l’hommage pour celui du pillage.
Moins film que poussif catalogue de clins d’œil (trop) nombreux, Smoking Aces régurgite des pans entiers de Tarantino (période True Romance) à la sauce Coen (impossible de voir le gang de néo-nazis sans penser aux nihilistes destructeurs de tapis du Big Lebowski), multipliant personnages et scènes déjà vue et revues, confiées aux habitues du genre ou a des chanteurs en vogue.
Avec ce naufrage style "Revolver", on semble tenir en Carnahan le pendant américain du pompier Guy Ritchie.
Assurément un projet très personnel, moins formate et ou, sans ego a flatter, le réalisateur pourrait donner libre cours a son art.
La déception Smoking Aces est proportionnelle à l’attente suscitée :
Tout ce qui faisait le charme du coup d’essai Narc (images poisseuses, scénario ultra sombre et sobre interprétation) a aujourd’hui disparu de l’écran, faisant place à un X ieme film de gangsters au scénario foutraque sur fond de débauche formelle.
Impossible de trouver un gramme d’originalité dans cette histoire d’assassins lancés a l’assaut d’un hôtel ou un ex-magicien véreux de Las Vegas attend son heure pour dénoncer des pointures de la pègre au F.B.I.
C’est donc par le menu une bonne demie heure d’exposition avant le feu d’artifice annoncé, maîtrisé mais sans réel enjeu, dans un décors de carton-pâte et un assourdissant vacarme.
Si images acidulées, trucages numériques, ralentis, accélères, gros plans, montage musclé et musique pulsant les décibels à la pelle répondent présent, option « la forme sur le fond » oblige, la parodie tourne court et l’on quitte rapidement le domaine de l’hommage pour celui du pillage.
Moins film que poussif catalogue de clins d’œil (trop) nombreux, Smoking Aces régurgite des pans entiers de Tarantino (période True Romance) à la sauce Coen (impossible de voir le gang de néo-nazis sans penser aux nihilistes destructeurs de tapis du Big Lebowski), multipliant personnages et scènes déjà vue et revues, confiées aux habitues du genre ou a des chanteurs en vogue.
Avec ce naufrage style "Revolver", on semble tenir en Carnahan le pendant américain du pompier Guy Ritchie.
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