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Critique
On prend les mêmes et on recommence : George Clooney reforme sa petite bande pour notre plus grand plaisir ! Affranchi des contraintes du remake qui lui liaient les mains dans le premier épisode, Steven Soderbergh peut ici laisser libre cours à son imagination, et se faire totalement plaisir.
En mitonnant un scénario aux petits oignons, qui prend systématiquement un nouveau virage à chaque fois que le spectateur menace de sortir du jeu, Soderbergh s'amuse comme un petit fou, et nous avec. Intrigue complètement rocambolesque et invraisemblable
et c'est tant mieux, second degré des comédiens qui jouent volontiers avec leur image (Clooney avec son âge, Pitt avec son look, Damon avec son éternel air d'enfant de chur, Roberts avec
chuuuut ! Vous verrez bien, c'est une surprise !), réalisation facétieuse (voir le montage de petites scènes au cours desquelles Terry Benedict surprend un à un les membres de la bande)
Tout est fait pour le plus grand plaisir du spectateur.
On se laisse prendre dans le tourbillon, on lâche parfois un peu la rampe pour mieux la rattraper plus loin, et au final on sort de là tout réjoui.
Comme Soderbergh est sympa, en plus, il a varié les plaisirs : en mettant davantage Pitt en avant, et Clooney plus en retrait, il en donne pour tous les goûts à ses spectateurs/trices. Et, en cette période de fêtes, leur réserve même une petite surprise en forme de cerise sur le gâteau. Il serait dommage de bouder son plaisir, d'autant que les seconds rôles déjà présents dans le premier opus sont toujours aussi impeccables (Don Cheadle, Eliott Gould ), et que les nouveaux venus (Zeta-Jones, Cassel) s'intègrent parfaitement à l'ensemble, avec des rôles pas toujours évidents. Vincent Cassel, à ce titre, s'en sort particulièrement bien et n'a pas à rougir de la comparaison avec les immenses stars qu'il a face à lui. Ajoutons à cela que Soderbergh a la mise en scène toujours aussi classieuse, et que la musique de David Holmes, comme dans le premier volet, est un vrai régal.
Au final, nous voilà avec l'archétype du film cool : du pur cinéma-champagne ! Vous en reprendrez bien une petite coupe ?


