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Pusher III
Critique
Enchaîné directement après le numéro deux, Pusher III, sans être aussi surprenant que le premier et aussi personnel que le deuxième, arrive aisément à satisfaire le spectateur en quête de la charte Pusher tout en développant des nouveaux thèmes assez intéressants.
L’exception Pusher, c’est d’arriver à construire une mythologie très précise, avec ses codes propres sans jamais pondre deux fois de suite le même film. La méthode est donc toujours la même, on va suivre caméra à l’épaule pendant 1h45 un des personnages secondaires des anciens films, en l’occurrence Milo, le gros bonnet à qui le pusher devait de l’argent dans le premier film.
Moins virulent que le premier, moins autobiographique que le deuxième (et encore on peut en discuter), Pusher III présente toujours la descente aux enfers d’un personnage secondaire d’un des opus précédents mais joue beaucoup plus sur un contraste d’ambiances assez édifiant. Milo est donc un ancien du deal, bien encré dans une façon de faire et peu enclin à évoluer dans ses méthodes. Parallèlement à cela, il tente de décrocher et doit en plus jour au père modèle en préparant un repas d’anniversaire pour sa fille ( !).
On se retrouve donc dans un enchaînement jouissif de séquences « gangsters » et de séquences familiales, un contraste que l’on pourrait comparer à celui que l’on trouve dans certains Scorcese (Les Affranchis en tête), c’est d’ailleurs le seul Pusher que l’on peut vraiment rapprocher de Scorcese…Un contraste qui s’accentue au fil du film jusqu’à un climax surréaliste dans son aspect « boucher ».
S’il est forcément moins surprenant que le premier film et moins metatextuel (le mot compliqué du jour…) que le deuxième, Pusher III ne tombe néanmoins pas dans le piège du produit de commande basique, aborde intelligemment des thèmes tels que le sevrage et la famille et permet grâce à ce contraste permanent de tenir en haleine le spectateur jusqu’au bout, encore une fois, d’une descente aux enfers traitée différemment.
L’exception Pusher, c’est d’arriver à construire une mythologie très précise, avec ses codes propres sans jamais pondre deux fois de suite le même film. La méthode est donc toujours la même, on va suivre caméra à l’épaule pendant 1h45 un des personnages secondaires des anciens films, en l’occurrence Milo, le gros bonnet à qui le pusher devait de l’argent dans le premier film.
Moins virulent que le premier, moins autobiographique que le deuxième (et encore on peut en discuter), Pusher III présente toujours la descente aux enfers d’un personnage secondaire d’un des opus précédents mais joue beaucoup plus sur un contraste d’ambiances assez édifiant. Milo est donc un ancien du deal, bien encré dans une façon de faire et peu enclin à évoluer dans ses méthodes. Parallèlement à cela, il tente de décrocher et doit en plus jour au père modèle en préparant un repas d’anniversaire pour sa fille ( !).
On se retrouve donc dans un enchaînement jouissif de séquences « gangsters » et de séquences familiales, un contraste que l’on pourrait comparer à celui que l’on trouve dans certains Scorcese (Les Affranchis en tête), c’est d’ailleurs le seul Pusher que l’on peut vraiment rapprocher de Scorcese…Un contraste qui s’accentue au fil du film jusqu’à un climax surréaliste dans son aspect « boucher ».
S’il est forcément moins surprenant que le premier film et moins metatextuel (le mot compliqué du jour…) que le deuxième, Pusher III ne tombe néanmoins pas dans le piège du produit de commande basique, aborde intelligemment des thèmes tels que le sevrage et la famille et permet grâce à ce contraste permanent de tenir en haleine le spectateur jusqu’au bout, encore une fois, d’une descente aux enfers traitée différemment.

