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Critique
Pour ce remake de La Loi du milieu, Stephen Kay a choisi de traiter le sujet de façon différente. Ce n'est pas un mal tant il aurait eu du mal à rivaliser avec le monument de noirceur qu'est l'original en s'engageant sur le même terrain.
C'est donc l'angle de la rédemption qui a été privilégié, une notion complètement étrangère au film de Hodges. Le résultat a ainsi déçu les amateurs de polar hard boiled, car le film s'avère moins violent qu'espéré, mais ne mérite pas la volée de bois reçue à sa sortie.
Peu original de par son sujet vu et revu, foncièrement 1er degré et relativement prévisible, Get Carter trouve dans son identité dans sa modestie (ou son manque d'ambition). Il apparaît comme un compromis entre l'hommage poli au film noir et le véhicule apprêté pour sa star et ses fans, d'où le goût de trop peu que peu laisser la majorité des scènes.
Ce postulat accepté, il y a de quoi se satisfaire de cette relecture clippesque.
Soigné dans sa forme (photo monochromatique chiadée, musique hyper classe), le film contient quelques plans bien foutus, un minimum d'action (dont une altercation old school entre Sly et Rourke qu'on eut aimé plus longue et une course-poursuite bien nerveuse typée 70's) et a su redonné une certaine crédibilité à l'acteur Stallone, convaincant dans son rôle d'homme de main en quête de rachat et qui parvient à susciter l'empathie. Autour de lui, les personnages secondaires ne s'écartent pas des stéréotypes, ils sont là pour lui et il sait en tirer partie pour composer un personnage attachant.
On notera que, lorsqu'il revient sur ses années difficiles, Stallone ne cite jamais Get Carter parmi ses "mauvais choix" artistiques.
C'est donc l'angle de la rédemption qui a été privilégié, une notion complètement étrangère au film de Hodges. Le résultat a ainsi déçu les amateurs de polar hard boiled, car le film s'avère moins violent qu'espéré, mais ne mérite pas la volée de bois reçue à sa sortie.
Peu original de par son sujet vu et revu, foncièrement 1er degré et relativement prévisible, Get Carter trouve dans son identité dans sa modestie (ou son manque d'ambition). Il apparaît comme un compromis entre l'hommage poli au film noir et le véhicule apprêté pour sa star et ses fans, d'où le goût de trop peu que peu laisser la majorité des scènes.
Ce postulat accepté, il y a de quoi se satisfaire de cette relecture clippesque.
Soigné dans sa forme (photo monochromatique chiadée, musique hyper classe), le film contient quelques plans bien foutus, un minimum d'action (dont une altercation old school entre Sly et Rourke qu'on eut aimé plus longue et une course-poursuite bien nerveuse typée 70's) et a su redonné une certaine crédibilité à l'acteur Stallone, convaincant dans son rôle d'homme de main en quête de rachat et qui parvient à susciter l'empathie. Autour de lui, les personnages secondaires ne s'écartent pas des stéréotypes, ils sont là pour lui et il sait en tirer partie pour composer un personnage attachant.
On notera que, lorsqu'il revient sur ses années difficiles, Stallone ne cite jamais Get Carter parmi ses "mauvais choix" artistiques.


