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Critique
Afin d'éviter de casser les couilles de tout le monde, il conviendrait d'essayer d'éviter de balancer tout de go, avec l'assurance et la fougue insouciante de la jeunesse, que "Little Miss Sunshine" est un road movie doux-amer, dont la grande force est d'ausculter de front la famille américaine avec un grand F (ici si dysfonctionnelle qu'elle en devient un portrait d'un réalisme hors du commun), d'autant plus qu'il aborde dans un même temps avec le portrait du père de famille la philosophie d'un pays de "winners à tout prix", finalement aussi largué que ses voisins.
Il conviendrait donc d'éviter de parler de tout ça pour insister plutôt sur l'humour irrésistible de l'affaire, qui manie la causticité pour mieux imposer des minutes authentiquement bouleversantes, qui ne sont pas sans rappeler le travail entrepris par Wes Anderson ("Rushmore", "La famille Tenenbaum") ou encore Paul Thomas Anderson ("Magnolia", "Punch-Drunk Love"), notamment dans cette faculté de proposer des personnages ou des situations iconoclastes (la belle trouvaille du mini-van qu'il faut pousser au démarrage), sinon parfaitement surréalistes, au service d'un portrait aux prétentions paraboliques.
Les acteurs sont tous extraordinaires (Steve Carell et la petite Abigail Breslin en tête), et ce voyage familial a souvent tout de communicatif, tant dans le rire que dans l'étranglement étouffé d'un sanglot.
Il conviendrait donc d'éviter de parler de tout ça pour insister plutôt sur l'humour irrésistible de l'affaire, qui manie la causticité pour mieux imposer des minutes authentiquement bouleversantes, qui ne sont pas sans rappeler le travail entrepris par Wes Anderson ("Rushmore", "La famille Tenenbaum") ou encore Paul Thomas Anderson ("Magnolia", "Punch-Drunk Love"), notamment dans cette faculté de proposer des personnages ou des situations iconoclastes (la belle trouvaille du mini-van qu'il faut pousser au démarrage), sinon parfaitement surréalistes, au service d'un portrait aux prétentions paraboliques.
Les acteurs sont tous extraordinaires (Steve Carell et la petite Abigail Breslin en tête), et ce voyage familial a souvent tout de communicatif, tant dans le rire que dans l'étranglement étouffé d'un sanglot.


